
Valérie Boyer, ancienne députée de Marseille et sénatrice des Bouches-du-Rhône, revient dans Ils font Marseille sur un parcours qui n'était pas écrit d'avance : une naissance à Bourges dans une famille rapatriée d'Algérie, une carrière dans la santé, puis l'entrée en politique auprès de Jean-Claude Gaudin. À l'approche des sénatoriales, elle détaille aussi sa lecture de la situation du pays, les difficultés des maires et la place qu'elle voit pour la droite.
De Bourges à Marseille, une enfant de rapatriés
Dans Ils font Marseille, Valérie Boyer, ancienne maire de secteur à Marseille, députée pendant trois mandats et aujourd’hui sénatrice des Bouches-du-Rhône, revient sur son parcours, sur sa lecture de la situation du pays et sur la campagne des élections sénatoriales. Elle raconte être née à Bourges en 1962, où avait atterri l’avion militaire qui ramenait sa mère d’Algérie, d’un père né à Mostaganem et d’une mère née à Tunis. Après une enfance en banlieue parisienne, elle arrive à Aix-en-Provence après le bac, étudie à l’IEP d’Aix et découvre Marseille par une tante qui vit dans une cité de la ville. Elle fait carrière dans la santé et le social, jusqu’au poste de secrétaire générale de l’Agence régionale de l’hospitalisation de Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Enfant de rapatriés, dit-elle, elle a compris très tôt que « des décisions politiques peuvent bouleverser votre vie ».
Les années Gaudin et l’Assemblée nationale
Elle entre en politique dans l’équipe de Jean-Claude Gaudin, qu’elle décrit comme « le patron » et dont elle dit partager l’attachement au catholicisme social. Élue députée pour la première fois en 2007, à 45 ans, elle se souvient de l’émotion ressentie en découvrant l’écharpe tricolore dans le cartable remis aux nouveaux élus, elle qui venait d’une famille sans fortune ni réseau politique. Elle a ensuite été maire de secteur et adjointe chargée de la politique de la ville et de la rénovation urbaine. Aux jeunes tentés par la politique, elle conseille l’indépendance et parle de sa gratitude envers les électeurs.
Elle explique aussi le fonctionnement du Sénat : un scrutin indirect, des grands électeurs issus des conseils municipaux, et les mêmes missions que l’Assemblée, faire la loi et contrôler le gouvernement.
Une sénatrice en campagne
Sur la situation nationale, Valérie Boyer porte un jugement sévère sur la politique d’Emmanuel Macron, en particulier sur la dette, l’immigration et l’énergie, et défend une droite qui doit selon elle « renverser la table ». À partir de ses rencontres avec les maires du département, elle dénonce les injonctions contradictoires faites aux communes : amendes pour défaut de logement social sur des terrains inconstructibles, transport des écoliers vers les piscines, accueil des enfants en situation de handicap. Elle explique avoir refusé une liste commune avec des partis de la majorité présidentielle pour conduire aux sénatoriales une liste d’union de la droite, soutenue par Les Républicains, Nouvelle Énergie et Oser la France.
Elle conclut en suggérant d’inviter l’équipe de l’hôpital de la Conception qui accompagne les femmes victimes d’excision.
Les références de l’épisode
- Jean-Claude Gaudin : figure de la droite marseillaise, auprès de qui Valérie Boyer a débuté en politique.
- Agence régionale de l’hospitalisation de Provence-Alpes-Côte d’Azur : son dernier poste avant la politique, devenue l’ARS.
- Sénat : chambre où elle siège comme sénatrice des Bouches-du-Rhône.
- Hôpital de la Conception : son équipe qui accompagne les femmes excisées est citée en fin d’épisode.
Au fil de l’épisode
- 00:00:28 : présentation de Valérie Boyer et du déroulé de l’entretien
- 00:01:47 : une naissance à Bourges dans une famille de rapatriés d’Algérie
- 00:03:01 : l’arrivée à Aix-en-Provence et la découverte de Marseille
- 00:04:11 : les origines de son engagement politique
- 00:06:08 : Jean-Claude Gaudin, mentor et patron
- 00:07:33 : ses mandats successifs
- 00:09:58 : la qualité nécessaire pour faire de la politique
- 00:11:23 : sa carrière dans la santé et l’émotion de la première élection
- 00:13:01 : sa lecture de la situation de la France
- 00:18:43 : la place de la droite face aux extrêmes
- 00:20:51 : les injonctions contradictoires faites aux maires
- 00:24:46 : l’attachement aux communes
- 00:27:34 : le fonctionnement des élections sénatoriales
- 00:29:37 : sa liste d’union de la droite aux sénatoriales
- 00:33:25 : la droite et la prochaine élection présidentielle
- 00:36:54 : les municipales dans les Bouches-du-Rhône
- 00:40:34 : qui inviter dans une prochaine émission
FAQ
Qui est Valérie Boyer ?
Valérie Boyer est une femme politique marseillaise, membre des Républicains, aujourd’hui sénatrice des Bouches-du-Rhône. Née à Bourges en 1962 dans une famille de rapatriés d’Algérie, elle a travaillé dans la santé et le social avant d’entrer en politique dans l’équipe de Jean-Claude Gaudin. Elle a été élue trois fois députée, maire de secteur et maire adjointe.
Comment Valérie Boyer est-elle entrée en politique ?
Elle raconte s’être intéressée très jeune à la politique, marquée par l’histoire de sa famille rapatriée d’Algérie. Mère de trois enfants, sans avoir jamais pris de carte dans un parti, elle rejoint l’équipe de Jean-Claude Gaudin à Marseille, qui cherchait alors des femmes. Son premier mandat important est celui de députée, obtenu en 2007, à 45 ans.
Comment sont élus les sénateurs, selon Valérie Boyer ?
Elle explique que les sénateurs sont élus au suffrage indirect par des grands électeurs : députés, sénateurs, conseillers départementaux, maires, adjoints et conseillers municipaux, avec des délégués supplémentaires dans les grandes villes. Le Sénat a les mêmes missions que l’Assemblée nationale, faire la loi et contrôler le gouvernement, et examine en premier les textes sur les collectivités.
Quelles difficultés des maires évoque-t-elle ?
Valérie Boyer parle d’injonctions contradictoires : des communes sanctionnées par des amendes pour ne pas construire de logements sociaux alors qu’elles manquent de terrains constructibles, des mairies sans moyens pour emmener les écoliers à la piscine, ou contraintes d’embaucher des éducateurs pour accueillir des enfants en situation de handicap. Elle plaide pour la simplification et la défense de l’échelon communal.
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