
Thierry Mivek a tracé son propre chemin, de la pelouse aux podiums. Ancien footballeur passé par un centre de formation, il a toujours eu un œil pour la mode. Après le sport, la conciergerie de luxe et le coaching d'image, il se lance dans la création avec Aïzo Paris, une marque qui fusionne le streetwear et ses racines béninoises à travers le tissu wax. Dans cet épisode de Rendez-vous sur la Prom, il raconte son parcours, l'inspiration de son pays d'origine, l'impact de Nice sur son développement et son ambition de faire rayonner sa marque bien au-delà de la Côte d'Azur.
Du terrain de foot à la mode
Né à Paris, dans le 18e, d’origine béninoise, Thierry Mivek grandit dans une famille de football — il passe par un centre de formation avant de constater : « Je n’ai pas percé comme je voulais. » Installé sur la Côte d’Azur au début des années 2000, il travaille d’abord pour Adidas, du côté du football, puis monte une petite conciergerie et s’essaie au coaching d’image. « J’ai toujours aimé m’habiller », résume-t-il. Un passage chez Massimo Dutti, notamment pour l’ouverture du centre commercial Polygone Riviera en 2015, achève de le rapprocher de la mode.
De ces expériences naît une envie : créer ses propres pièces. D’abord pour lui, puis pour ses proches, avant de déposer sa marque en 2017.
Aïzo Paris : le streetwear aux couleurs du wax
Le nom, Thierry Mivek le trouve en cherchant un mot en dialecte béninois : « Aïzo », associé à « Paris ». La signature de la marque, c’est le tissu wax, ce coton coloré emblématique de l’Afrique de l’Ouest, qu’il s’approvisionne au Bénin et au Togo. Sa proposition : un streetwear customisé où le client choisit sa pièce — t-shirt, hoodie, bomber —, son tissu wax, puis la finition. « Je voulais un rappel de mon Bénin et de mes origines », explique celui qui revendique une passion des couleurs. Le défi qu’il s’est fixé : « faire porter ça aux gens », y compris dans une ville qu’il décrit avec humour comme peu habituée au streetwear.
Installé dans sa boutique du 25 rue Pertinax, à Nice, il multiplie les collaborations — avec des restaurants notamment — et nourrit un projet autour de l’habillement des chefs cuisiniers en wax. Son ambition : faire rayonner Aïzo Paris bien au-delà de la Côte d’Azur.
Pour aller plus loin
FAQ
Qui est Thierry Mivek ?
Thierry Mivek est le fondateur de la marque de mode Aïzo Paris, à Nice. Ancien footballeur d’origine béninoise, passé par la conciergerie de luxe et le coaching d’image, il s’est lancé dans la création de vêtements en tissu wax pour célébrer ses racines.
Qu’est-ce qu’Aïzo Paris ?
Aïzo Paris est une marque de streetwear créée par Thierry Mivek, qui associe des pièces urbaines au tissu wax africain. La marque propose de la customisation : le client choisit son vêtement, son tissu et sa finition. Le nom associe un mot du dialecte béninois et « Paris ».
Qu’est-ce que le tissu wax ?
Le wax est un coton imprimé aux motifs colorés, emblématique de l’Afrique de l’Ouest. Thierry Mivek s’approvisionne au Bénin et au Togo pour habiller ses créations, faisant de ce tissu la signature visuelle et identitaire d’Aïzo Paris.
Où trouver Aïzo Paris ?
Aïzo Paris dispose d’une boutique au 25 rue Pertinax, à Nice, et est également présente en ligne sur son site et sur Instagram. On y découvre les pièces en wax et le service de personnalisation proposé par Thierry Mivek.
Au fil de l’épisode
- 00:01:09 — Présentation : origine béninoise, une marque de vêtements
- 00:01:33 — Enfance à Paris, le foot en famille, Chantilly
- 00:03:26 — Arrivée sur la Côte d’Azur ; Adidas
- 00:04:19 — Conciergerie et coaching d’image
- 00:05:33 — Massimo Dutti et l’ouverture de Polygone Riviera
- 00:06:09 — La naissance d’Aïzo Paris et le choix du nom
- 00:27:29 — Le wax : approvisionnement et pari de le vendre à Nice
- 00:44:00 — Les collaborations avec des restaurants
- 00:46:08 — La boutique, quartier Pertinax
- 00:53:00 — Un projet avec des chefs cuisiniers et l’ambition de la marque
Floryane Charlery-Adèle, invisible mais brillante, sortir de l’ombre
25 Sep
Mélanie Luppino : Nice Startup au cœur de l’entrepreneuriat et de l’innovation à Nice
9 Sep
Angie Vautrin : réinventer le parfum grâce à la transparence
26 Août
Alexandra Nereuta : de la Roumanie à Nice, une vie guidée par la liberté de créer
12 Août
Kelian Dubas, Bouge ta Ville, l’engagement au service de Nice
22 Juil
Thibaut alias Archie Bows : l’upcycling comme mode de vie
8 Juil
De la finance à la piste : l’étonnant parcours de Claude Daléa, témoin de l’évolution du sport auto
12 Déc
De Lyon à Nice : l’aventure savoureuse de Laurent et Christie du Basilic & Co Gare du Sud #27
3 Déc
Père Gil Florini : un Prêtre atypique au cœur de Nice, entre spiritualité et actions engagées #26
6 Nov
Jérôme Marcenac, directeur de la police municipale : » les Niçois savent que nous sommes là pour eux » #25
26 Sep
Enola Colorado : la rayonnante artiste niçoise derrière Dolce Nola #24
6 Août
Caroline Rivière, La Daronne : l’image au service du bien-être #23
2 Juil
Jean-Raphaël Drahi, du garde-à-vous à la glande ?
16 Sep
Nathalie Dionne, sur un coup de tête/soleil !
4 Sep
Baptiste Lopez, la passion de l’art
28 Mai
Antoine Bertuit, l’appel de la méditerranée
19 Fév
Sylvain Brondel, but first coffee !
17 Jan
Laurence Couturier, la riviera c’est pas du cinéma…
11 Déc
Christophe Besson, bien dans le Sud !
12 Nov
Alexis Touzé, de l’amour et des chiffres de Paris à Nice
15 Sep
Charlotte Walhain-Vibert, de Paris à Nice à la quête de sens
13 Juil
Hervé Laubertie : et si Nice devenait LA ville pour entreprendre ?
21 Avr
Anthony Daless, de restaurateur parisien à multi-entrepreneur niçois
18 Fév
Solenne Lalande, devenir entrepreneur à Nice à travers le métier de commissaire de justice
9 Jan
