
Estelle Cegelly est coach en prise de parole en public et conférencière, à Nice. Rien ne la destinait à ce métier : après des débuts dans le commerce puis la téléphonie, un bilan de compétences l'a menée vers la communication, avant qu'un déclic autour du storytelling ne la ramène à sa passion d'enfance, l'écriture et le goût de raconter des histoires. Depuis, elle aide dirigeants et porteurs de projet à gérer leur stress, gagner en confiance et incarner leur message. Dans cet épisode de Rendez-vous sur la Prom, elle raconte son parcours et livre ses clés pour, dit-elle, prendre la parole et prendre sa place.
De la téléphonie à la scène : une reconversion par passion
Niçoise « à 100 % », Estelle Cegelly n’a pas toujours visé la scène. Après un BTS et huit années dans la téléphonie — de vendeuse à responsable adjointe d’agence —, elle y forge une qualité précieuse : savoir adapter son discours à chaque interlocuteur. Vers 25 ans, elle démissionne et fait un bilan de compétences qui révèle une double fibre, créative et entrepreneuriale.
Elle reprend alors des études et décroche un master en communication. Le vrai déclic vient de la découverte du storytelling, qui la reconnecte à une passion d’enfance : écrire, raconter des histoires. « C’est un métier passion qui m’a permis de renouer avec des amours d’enfance », résume-t-elle. De fil en aiguille, elle en fait son métier : coach en prise de parole et conférencière.
Prendre la parole : fond, forme et confiance
Estelle Cegelly structure son accompagnement autour de trois piliers. Le fond d’abord — construire un message clair et bien adressé. La forme ensuite — incarner son propos, gommer les tics de langage, travailler le non-verbal. La confiance enfin, qu’elle distingue soigneusement de l’estime de soi, en s’attaquant notamment au syndrome de l’imposteur. Son ancrage commercial, dit-elle, fait sa différence : elle refuse « l’effet paillettes » et reste dans le cadre professionnel, auprès de dirigeants, de managers et de porteurs de projet. « Prendre la parole, c’est prendre sa place, c’est oser affirmer ses idées, dire qui on est », résume-t-elle. Pour se former, elle est passée par une académie de conférenciers, à Bordeaux, encadrée par des comédiens et des metteurs en scène.
Dompter le trac et prendre sa place
Sur la peur de parler en public — la glossophobie —, elle est claire : la cause première, c’est la crainte du jugement et du rejet. Pour la désamorcer, elle partage des outils concrets : la cohérence cardiaque, quelques minutes par jour, l’hydratation, le repos vocal, ou encore les virelangues pour l’articulation et le charisme vocal. « Je veux et j’exige 96 chaises », lance-t-elle en direct. Attachée à sa ville, elle milite pour une autre image de Nice — « on n’est pas qu’une carte postale, ni une ville de vieux » — et s’investit dans la vie des communicants de la région. Elle se lance même un nouveau défi, le stand-up, histoire de sortir de sa zone de confort.
Pour aller plus loin
FAQ
Qui est Estelle Cegelly ?
Estelle Cegelly est une coach en prise de parole en public et conférencière niçoise. Après huit ans dans la téléphonie et un bilan de compétences, elle s’est reconvertie dans la communication, puis dans l’accompagnement à l’oral, renouant avec sa passion d’enfance pour l’écriture et le récit.
En quoi consiste son accompagnement ?
Estelle Cegelly travaille trois dimensions : le fond (un message clair et bien construit), la forme (l’incarnation, le non-verbal, les tics de langage) et la confiance en soi. Elle accompagne dirigeants, managers et porteurs de projet en coaching, formation, conférence ou média training.
Comment aide-t-elle à gérer le trac ?
Elle propose des outils simples et concrets : la cohérence cardiaque pratiquée quelques minutes par jour, l’hydratation, le repos vocal, des virelangues pour l’articulation, et la préparation de deux ou trois messages clés. L’objectif : transformer le stress en énergie plutôt que de le subir.
Qu’est-ce que la glossophobie ?
La glossophobie est la peur de parler en public. Selon Estelle Cegelly, sa cause principale est la crainte du jugement et du rejet par le groupe. Travailler la confiance en soi et se préparer permet, selon elle, de désamorcer cette peur très répandue.
Quel est son lien avec Nice ?
Née à Nice et revendiquant une identité « 100 % niçoise », Estelle Cegelly défend une autre image de sa ville, loin des clichés de la carte postale. Elle s’investit dans la vie des communicants de la région et met en avant son dynamisme et sa créativité.
Au fil de l’épisode
- 00:01:48 — Présentation de l’invitée
- 00:03:52 — Le « métier passion » et l’amour de l’écriture
- 00:04:40 — Bac, BTS et huit ans dans la téléphonie
- 00:07:03 — La démission et le bilan de compétences
- 00:08:32 — La reprise d’études en communication
- 00:10:13 — Le déclic du storytelling
- 00:24:24 — Sa première conférence
- 00:32:00 — La glossophobie, ou la peur du jugement
- 00:38:32 — Le coaching : fond, forme et confiance
- 00:44:52 — La formation aux techniques oratoires à Bordeaux
- 00:53:00 — Ses conseils pour gérer le stress
- 01:11:21 — Son engagement dans la communication à Nice
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