
Dans Esperluette, en mode Festival, Marie-Cécile Drécourt chronique L'Avare et ses calebasses, vu au Théâtre des Corps saints pendant le Festival Off d'Avignon 2026. La Compagnie Marbayassa et le Théâtre de la Trame y transposent la pièce de Molière dans les traditions du Burkina Faso. La chroniqueuse explique pourquoi cette version l'a convaincue, et ce que représente la calebasse en Afrique de l'Ouest.
Harpagon troque sa cassette pour des calebasses
Marie-Cécile Drécourt revient sur L’Avare et ses calebasses, vu au Théâtre des Corps saints pendant le Festival Off d’Avignon 2026. La Compagnie Marbayassa et le Théâtre de la Trame, dans une mise en scène de Guy Giroud, y font le pont entre la pièce de Molière et les traditions burkinabè. Sur scène, des comédiens sont accompagnés par un musicien, notamment au balafon. Harpagon n’y cache plus son trésor dans une cassette en bois mais dans des calebasses. Elle explique que la calebasse est un objet capital en Afrique de l’Ouest : récipient de l’eau de bienvenue offerte aux visiteurs, des graines et des farines, coffre-fort des bijoux, symbole d’abondance et de fécondité au départ de la jeune mariée.
Pour aller plus loin
- L’Avare et ses calebasses sur le site du Festival Off d’Avignon
- Esperluette, anthropologue du quotidien
- L’histoire du podcast Esperluette, en mode Festival
FAQ
Que change cette adaptation de L’Avare de Molière ?
Elle transpose la pièce dans les traditions du Burkina Faso, avec des instruments traditionnels joués sur scène. On y retrouve le comique de situation, les amours contrariées et les quiproquos, mais Harpagon cache son trésor dans des calebasses. Pour la chroniqueuse, cette version montre que Molière reste universel et offre un regard neuf sur l’avarice.
Pourquoi des calebasses ?
Selon Marie-Cécile Drécourt, la calebasse est un objet capital en Afrique de l’Ouest : elle contient l’eau offerte aux visiteurs, les graines et les farines, sert de coffre-fort pour les bijoux et les souvenirs, et symbolise l’abondance et la fécondité. Elle devient ici l’obsession d’Harpagon, avec une dimension culturelle supplémentaire.
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