
Il y a vingt-cinq ans, Alexis Touzé a quitté Paris sur un coup de cœur — et un coup de tête — pour poser ses valises sur la Riviera. Devenu directeur financier indépendant, spécialiste de la transmission d'entreprises, il est aujourd'hui aussi trésorier de Réseau Entreprendre Côte d'Azur, où il accompagne les jeunes créateurs. Dans cet épisode du Pari(s) de la Riviera, il raconte à Emmanuelle Mary son parcours sans détour : l'amour comme moteur, l'ennui comme déclencheur, et les défis d'un territoire où tout repose sur la confiance et les rencontres.
De Paris à Nice, par amour
Alexis Touzé se présente volontiers comme le plus « ancien Parisien » des invités : voilà vingt-cinq ans qu’il vit à Nice. Sa venue, il la résume par une image : « La traction positive, c’était l’amour, et la traction négative, c’était un sentiment d’avoir fait le tour de quelque chose à Paris. » La décision se prend en une « nanoseconde » : son épouse est enceinte, le couple ne veut pas élever son enfant à Paris. Ses deux enfants naîtront à Nice. « Elle m’a dit la phrase magique : si ça ne marche pas, je serai toujours là », se souvient-il.
Formé à l’expertise comptable puis directeur financier salarié, il se met à son compte comme directeur financier externalisé et fonde un cabinet de conseil. Depuis quelques années, il se consacre surtout à l’achat-vente de sociétés — qu’il préfère appeler « transmission d’entreprise ».
Un passeur d’entreprises au service de l’écosystème
Son savoir-faire, c’est de lire, projeter et « retourner » les bilans, dans des secteurs variés — la santé d’abord, mais aussi les éditeurs de logiciels, la sécurité électronique ou l’hôtellerie. Un métier de l’ombre, qu’il exerce uniquement au bouche-à-oreille, sans carte de visite : « Je suis un intermédiaire, un passeur d’histoires financières et humaines. » La discrétion, dit-il, y est essentielle.
Il pose un regard fin sur les différences entre Paris et Nice. « À Paris, si ça ne marche pas, ce n’est pas grave, ça marchera avec un autre. Ici, ça ne peut pas ne pas être vrai » : sur la Riviera, tout repose sur la confiance, la réputation et le fait de se donner « sans masque ». Cet engagement, il le prolonge à Réseau Entreprendre Côte d’Azur, dont il est trésorier et administrateur, pour accompagner de jeunes entrepreneurs — « avec la même exigence que la bienveillance ».
FAQ
Qui est Alexis Touzé ?
Alexis Touzé est un directeur financier indépendant installé à Nice depuis vingt-cinq ans, spécialiste de la transmission d’entreprises. Ancien de l’expertise comptable, il dirige un cabinet de conseil et est trésorier de Réseau Entreprendre Côte d’Azur.
Quel est son métier ?
Alexis Touzé est directeur financier externalisé et spécialiste de l’achat-vente et de la transmission d’entreprises. Il accompagne des sociétés dans leur développement et leur cession, en s’appuyant sur sa lecture des bilans et un réseau bâti au bouche-à-oreille.
Pourquoi a-t-il quitté Paris pour Nice ?
Par amour, avant tout : sa compagne et l’envie de ne pas élever leurs enfants à Paris ont déclenché un départ rapide, il y a vingt-cinq ans. Il évoque aussi une lassitude de la capitale, un sentiment d’avoir « fait le tour », comme moteur de ce changement de vie.
Comment décrit-il l’écosystème entrepreneurial niçois ?
Il décrit un territoire où tout repose sur la confiance, la réputation et les rencontres, porté par un tissu de PME souvent familiales. Il y défend un engagement à Réseau Entreprendre Côte d’Azur pour accompagner les créateurs, avec exigence et bienveillance.
Au fil de l’épisode
- 00:00:00 — Présentation d’Alexis Touzé
- 00:00:58 — Vingt-cinq ans à Nice : le déclic, l’amour et l’ennui de Paris
- 00:02:00 — Son activité : cabinet de conseil, DAF externalisé
- 00:03:35 — Le virage vers la transmission d’entreprise
- 00:05:26 — Un métier de l’ombre, au bouche-à-oreille
- 00:08:22 — Ses réseaux et sa formation
- 00:14:20 — Trésorier de Réseau Entreprendre Côte d’Azur
- 00:16:44 — Paris et Nice : confiance et dynamique entrepreneuriale
- 00:39:00 — Accompagner les créateurs et l’art de vivre niçois
Jean-Raphaël Drahi, du garde-à-vous à la glande ?
16 Sep
Nathalie Dionne, sur un coup de tête/soleil !
4 Sep
Julia Burg, sur un malentendu…
28 Août
Gisèle Duclos, le cliché de la retraité
17 Août
Vanetty, le ‘Reset’ d’un DJ producteur
6 Août
Baptiste Lopez, la passion de l’art
28 Mai
Antoine Bertuit, l’appel de la méditerranée
19 Fév
Sylvain Brondel, but first coffee !
17 Jan
Laurence Couturier, la riviera c’est pas du cinéma…
11 Déc
Christophe Besson, bien dans le Sud !
12 Nov
Sylvie Gillibert : le goût de transmission de Paris à Nice
17 Oct
Charlotte Walhain-Vibert, de Paris à Nice à la quête de sens
13 Juil
Floryane Charlery-Adèle, invisible mais brillante, sortir de l’ombre
25 Sep
Mélanie Luppino : Nice Startup au cœur de l’entrepreneuriat et de l’innovation à Nice
9 Sep
Angie Vautrin : réinventer le parfum grâce à la transparence
26 Août
Kelian Dubas, Bouge ta Ville, l’engagement au service de Nice
22 Juil
Thibaut alias Archie Bows : l’upcycling comme mode de vie
8 Juil
Thierry, du foot à la mode : l’histoire d’Aizo Paris #28
19 Mar
De Lyon à Nice : l’aventure savoureuse de Laurent et Christie du Basilic & Co Gare du Sud #27
3 Déc
Enola Colorado : la rayonnante artiste niçoise derrière Dolce Nola #24
6 Août
Caroline Rivière, La Daronne : l’image au service du bien-être #23
2 Juil
Estelle Cegelly : l’art de prendre la parole #22
4 Juin
