
Sur RCF, dans Témoins de Provence, une chanteuse lyrique et professeure de chant marseillaise présente Les voix de la mère, un festival de chants sacrés qu'elle a imaginé avec une amie de tradition soufie pour sa première édition, en juillet, à Marseille. Elle raconte comment deux femmes, l'une chrétienne, l'autre soufie, ont monté en trois mois une journée de chants, de danses et de méditations autour de la figure de Marie, présente selon elles dans toutes les traditions, et chante en direct un chant en arabe.
Marie dans toutes les traditions
Dans cet épisode de Témoins de Provence, sur RCF, l’animatrice reçoit une chanteuse lyrique marseillaise, professeure de chant, qui présente Les voix de la mère, un festival de chants sacrés organisé à Marseille avec une amie de tradition soufie, absente du studio. Pour cette première édition, les journées des 11 et 12 juillet proposent de s’immerger dans la paix à travers des chants, des danses, des méditations et des récits venus de plusieurs spiritualités. Le dimanche se déroule dans un centre spirituel marial géré par la communauté chrétienne du Chemin Neuf, avec un grand jardin et une chapelle contemporaine, de 8 heures à 21 heures. L’entrée est à 30 euros, 20 euros pour les personnes aux minimas sociaux, gratuite pour les moins de 12 ans, avec des ateliers pour les 5 à 10 ans. Plutôt que de rencontre interculturelle, l’invitée parle d’« inter-spiritualité » : des chants corses, des chants de tradition judéo-chrétienne en arabe, en araméen, en latin et en grec qu’elle interprétera avec ses élèves, des sonorités d’Afrique et d’Inde à la harpe africaine, un voyage sonore aux gongs et à la flûte, des chants amérindiens, et une initiation à la danse tournante inspirée des derviches, qu’elle décrit comme une expérience mystique fondée sur les sensations du corps. Un maître parfumeur de tradition soufie a composé une œuvre que tous les intervenants interpréteront ensemble. La date du 12 a été choisie pour les douze tribus et les douze apôtres.
Le fil commun est Marie : Mariam dans l’islam, seule femme nommée dans le Coran, figure de l’âme réceptive chez les soufis, Terre-Mère ou Pachamama dans d’autres traditions.
Chanter pour se rencontrer
L’invitée raconte que la voix a toujours été là pour elle, et qu’elle l’enseigne à partir de la technique italienne et d’études de musicothérapie, en partant du corps, de l’ancrage et de la respiration. Elle chante en studio un extrait de Ya Mariamu, un chant à Marie en arabe. Les deux organisatrices se sont rencontrées dans leurs pratiques : l’une est venue à l’église orientale, l’autre participe aux prières soufies. Elles ont demandé à chaque intervenant ce qui, dans son répertoire, parlait du féminin, de la douceur, de la patience et de la réceptivité, et voulu une organisation aussi horizontale que possible. Écouter l’autre sans juger depuis son propre référentiel est, dit-elle, « un exercice d’ouverture d’esprit ». Elle lit un passage de la première lettre de saint Paul aux Corinthiens sur les membres d’un même corps, et l’émission cite une phrase attribuée à Antoine de Saint-Exupéry, « Loin de me léser, ta différence m’enrichit », ainsi qu’une sentence d’Ibn Arabi : « Tout cœur purifié est une Marie ». Trois mois plus tôt, rappelle l’animatrice, les deux femmes n’avaient ni lieu, ni date, ni argent.
Le festival est ouvert à tous, croyants ou non, avec l’ambition qu’il s’ancre dans le terreau marseillais et se renouvelle.
Les références de l’épisode
- Communauté du Chemin Neuf : la communauté chrétienne qui gère le centre spirituel accueillant le festival.
- Soufisme : tradition mystique de l’islam à laquelle appartient la co-organisatrice et d’où vient la danse tournante.
- Ya Mariamu : chant à Marie en arabe interprété pendant l’émission.
- Première lettre de saint Paul aux Corinthiens : passage sur les membres d’un même corps lu par l’invitée.
- Ibn Arabi : auteur de la phrase « Tout cœur purifié est une Marie » citée dans l’émission.
- Antoine de Saint-Exupéry : auteur de la phrase qui a inspiré la co-organisatrice.
Au fil de l’épisode
- 00:00:01 : présentation du festival Les voix de la mère
- 00:01:17 : dates, lieu, tarifs et horaires
- 00:02:43 : restauration et ateliers, une inter-spiritualité
- 00:03:54 : la danse tournante inspirée des derviches
- 00:06:35 : les intervenants et les chants en plusieurs langues
- 00:09:36 : le choix de la date et du lieu
- 00:11:27 : la phrase de Saint-Exupéry
- 00:12:00 : le parcours de l’invitée et son rapport à la voix
- 00:13:35 : le chant Ya Mariamu
- 00:15:29 : Marie dans l’islam et chez les soufis
- 00:16:44 : la mère divine selon les spiritualités
- 00:18:19 : une organisation la plus horizontale possible
- 00:20:22 : écouter sans juger
- 00:20:46 : la lettre de saint Paul aux Corinthiens
- 00:22:38 : la phrase d’Ibn Arabi
- 00:24:17 : un projet monté en trois mois
- 00:25:13 : un festival de chants sacrés ancré à Marseille
FAQ
Qu’est-ce que le festival Les voix de la mère ?
C’est un festival de chants sacrés créé à Marseille par deux femmes, l’une chrétienne, l’autre de tradition soufie. Sa première édition propose des chants, des danses, des méditations et des récits de plusieurs spiritualités autour de la figure de Marie, présentée comme commune à de nombreuses traditions.
Où et quand se déroule le festival ?
Selon l’émission, la première édition a lieu les 11 et 12 juillet à Marseille. Le dimanche 12 juillet se déroule de 8 heures à 21 heures dans un centre spirituel marial géré par la communauté du Chemin Neuf. L’entrée est à 30 euros, 20 euros pour les personnes aux minimas sociaux, gratuite pour les moins de 12 ans.
Pourquoi Marie est-elle au centre du festival ?
Pour les organisatrices, Marie relie les traditions : Marie chez les chrétiens, Mariam dans l’islam, seule femme nommée dans le Coran, symbole de l’âme réceptive chez les soufis, et Terre-Mère dans d’autres spiritualités. Elles y voient le principe féminin de réceptivité, de douceur et de patience.
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