
Dans Témoins de Provence, sur RCF, l'animatrice reçoit le directeur du Service catholique des funérailles de Marseille et la responsable de ses bénévoles. Cette coopérative à gestion désintéressée, installée dans les Bouches-du-Rhône, accompagne les familles qui perdent un proche. Ils expliquent pourquoi le service est né, comment ils répondent jour et nuit au premier appel, et comment se construit avec chaque famille un parcours en trois étapes, de l'adieu au visage au cimetière, ouvert aussi aux personnes d'autres religions.
Accompagner la mort pour servir la vie
Le directeur du Service catholique des funérailles de Marseille et la responsable de ses bénévoles présentent, au micro de RCF, cette coopérative de pompes funèbres à gestion désintéressée. Le directeur rappelle que les pompes funèbres étaient autrefois un monopole des communes, puis que l’ouverture à la concurrence a conduit à une industrialisation du secteur, où les familles se voyaient surtout vendre des prestations. Le service est né dans les années 2000 de l’idée d’une professionnelle du secteur : proposer une approche centrée sur l’écoute, parce qu’une personne « perd pour la première fois et elle perdra qu’une seule fois » son père ou sa mère. À Marseille, quatre salariés et une dizaine de bénévoles se relaient ; chaque assistant funéraire assure une permanence jour et nuit, y compris le jour de Noël. La responsable des bénévoles raconte le choc du premier appel et le travail pour trouver les mots qui apaisent. Le directeur décrit ensuite le parcours rituel en trois étapes : l’adieu au visage (la mise en bière, en stricte intimité), la cérémonie à l’église ou dans un lieu de culte, close par l’absoute, puis le cimetière, avec la crémation si la famille la choisit, que l’Église autorise selon lui depuis Vatican II. Il insiste : le service n’est pas réservé aux obsèques catholiques. Il évoque les chanteurs et musiciens trouvés par une association partenaire, et ce qu’il entend lors des obsèques : on n’y parle jamais de travail, mais de repas partagés, de campagne et de bicyclette.
L’émission se termine sur la lecture d’un texte d’un père dominicain sur la mort et la famille, et sur deux musiques choisies par les invités, dont le chant Je veux voir Dieu.
Pour aller plus loin
Les références de l’épisode
- Service catholique des funérailles : coopérative de pompes funèbres née dans les années 2000, avec des antennes à Marseille, Aix, Toulon, Nice, Lyon, Paris et Bordeaux selon le directeur.
- Je veux voir Dieu : chant de Notre-Dame de Vie choisi par la responsable des bénévoles.
- Jonathan Livingston le goéland : livre dont est tiré le film dont la musique clôt l’émission.
- Vatican II : cité par le directeur comme le moment où l’Église a autorisé la crémation.
Au fil de l’épisode
- 00:00:12 : pourquoi l’animatrice a poussé la porte du service
- 00:01:20 : la naissance du Service catholique des funérailles
- 00:02:28 : du monopole communal à l’industrialisation du funéraire
- 00:05:55 : salariés, bénévoles et permanence jour et nuit
- 00:06:56 : le choc du premier appel
- 00:09:47 : « accompagner la mort, pour servir la vie »
- 00:12:17 : les témoignages entendus pendant les obsèques
- 00:13:57 : pause musicale, Je veux voir Dieu
- 00:16:24 : le parcours rituel, de l’adieu au visage à l’absoute
- 00:19:22 : chanteurs et musiciens pour les obsèques
- 00:20:51 : crémation et inhumation loin de Marseille
- 00:23:46 : la lecture d’un texte d’un père dominicain
FAQ
Qu’est-ce que le Service catholique des funérailles de Marseille ?
C’est une coopérative de pompes funèbres à gestion désintéressée, basée à Marseille, qui accompagne les familles après un décès et construit avec elles le parcours des obsèques. Selon son directeur, l’équipe marseillaise compte quatre salariés, qui assurent une permanence jour et nuit, et une dizaine de bénévoles présents en journée.
Le Service catholique des funérailles est-il réservé aux catholiques ?
Non. Le directeur précise que des personnes de toute religion peuvent s’adresser au service. Il rappelle aussi que la crémation est possible : l’Église l’autorise aujourd’hui, et le service l’intègre au parcours entre la cérémonie et le cimetière si la famille la choisit.
Qu’est-ce que l’adieu au visage ?
C’est le nom que le Service catholique des funérailles donne à la mise en bière. Le cercueil est encore ouvert, le défunt a été préparé et la famille peut lui dire un dernier mot en stricte intimité. C’est la première des trois étapes du parcours, avant la cérémonie et le cimetière.
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