
Ce documentaire de la série Les Murs ont des oreilles part à Vendargues, au nord-est de Montpellier. L'historien local et le maire racontent un domaine agricole mentionné dès 961, sans château ni rempart, devenu en quelques décennies un carrefour économique et un pôle de l'audiovisuel. En chemin, on croise un général de Napoléon, une maison léguée aux pauvres du village, des chevaux qui ramassent les ordures et conduisent les enfants à l'école, et le Tamaru, animal totémique des fêtes.
Un domaine dans le creux, avant même Montpellier
À une dizaine de kilomètres au nord-est de Montpellier, entre le Salaison et la Cadoule, Vendargues compte 7 300 habitants, surnommés en occitan « ceux qui écorchent les chevaux ». Ce documentaire de la série Les Murs ont des oreilles fait d’abord parler l’historien local du village, auteur de monographies sur l’histoire du village. Il raconte les premières traces d’occupation mises au jour lors de l’élargissement de l’autoroute, puis une première mention écrite en 961, dans un cartulaire médiéval, avant même la naissance de Montpellier en 985. Le nom viendrait d’un vétéran romain à qui l’on aurait donné ces terres, et prend sa forme actuelle à partir de 1626. Village sans château ni rempart, installé dans une dépression proche de l’eau et tourné vers l’élevage des moutons dans la garrigue, Vendargues dépend d’une baronnie voisine. En cas de danger, selon l’historien, les habitants se réfugiaient en haut du beffroi de l’ancienne église et retiraient les échelles.
Cette église, trop petite pour 1 200 habitants, est rasée au XIXe siècle et remplacée par l’église néo-gothique actuelle, commencée en 1847 et achevée en 1904 avec son clocher.
Studios, chevaux et Tamaru
Le maire raconte le tournant de 1965 : la création de la zone industrielle, aujourd’hui parc d’activités de la vallée du Salaison, puis l’arrivée de grandes entreprises et des studios de France Télévisions, avec un projet de 12 hectares consacré au cinéma et aux industries culturelles, d’où le surnom d’« Eldorado des plateaux ». Le documentaire s’arrête aussi devant la maison Serre, face à la mairie, bâtie par le général Pierre Berthézène, né à Vendargues en 1775 et mort dans sa ville natale en 1847, puis léguée par Paul Serre aux pauvres du village et restaurée pour 800 000 euros. Vendargues compte environ 200 chevaux : la collecte des ordures se fait à cheval et des calèches accompagnent les enfants à l’école. La tradition taurine reste vive autour des arènes municipales en pierre, et le Tamaru, animal totémique imaginé en 2005 par le conseil municipal des enfants, défile lors des fêtes.
Il s’inspire des animaux fabuleux du Midi, avec une tête de lièvre, un corps mi-sanglier mi-hérisson, une queue de lézard et des ailes de cigale.
Les références de l’épisode
- Église de Vendargues : église néo-gothique construite de 1847 à 1904 à la place de l’église médiévale.
- Pierre Berthézène : général de l’armée napoléonienne, né à Vendargues en 1775, baron d’Empire.
- Maison Serre : maison bâtie par le général Berthézène, léguée aux pauvres du village, propriété de la commune depuis 1934.
- Parc d’activités de la vallée du Salaison : ancienne zone industrielle créée en 1965.
- France Télévisions : ses studios sont installés dans la zone d’activités de Vendargues.
- Tamaru : animal totémique créé en 2005 avec les enfants du conseil municipal.
Au fil de l’épisode
- 00:00:26 : Vendargues, entre le Salaison et la Cadoule
- 00:01:32 : les premières traces d’occupation au bord de la Cadoule
- 00:01:59 : la première mention écrite en 961
- 00:03:10 : l’origine du nom, d’un vétéran romain à Vendargues
- 00:04:14 : la voie domitienne et les premières maisons près de l’église
- 00:05:59 : les seigneurs et la baronnie voisine
- 00:08:45 : un village dans un creux, tourné vers l’élevage
- 00:11:23 : l’église refuge et son beffroi
- 00:14:26 : la nouvelle église néo-gothique
- 00:15:33 : l’extension du village à partir de 1882
- 00:17:01 : 1965, la zone industrielle et le développement économique
- 00:18:35 : les studios de France Télévisions et le projet consacré au cinéma
- 00:19:02 : la maison Serre et le général Berthézène
- 00:22:35 : le legs de Paul Serre aux pauvres de Vendargues
- 00:24:34 : les chevaux au service de la commune
- 00:25:43 : la tradition taurine et les arènes
- 00:27:11 : le Tamaru, animal totémique du village
FAQ
Pourquoi Vendargues est-il surnommé l’Eldorado des plateaux ?
Selon le documentaire, sa situation de carrefour a fait de Vendargues un pôle de l’industrie audiovisuelle. Les studios de France Télévisions y sont installés et, d’après le maire, 12 hectares d’une ancienne usine du parc d’activités sont en cours de reconversion pour le cinéma et la culture, France Télévisions y ayant acquis un lot pour de nouveaux studios.
Quelle est la plus ancienne mention de Vendargues ?
D’après l’historien local interrogé, la première trace écrite figure dans un cartulaire en 961, sous une forme latine désignant un domaine agricole. C’est avant la création de Montpellier, en 985. Le nom évolue ensuite au fil des siècles avant que la forme Vendargues ne s’impose à partir de 1626.
Qui était le général Pierre Berthézène ?
Né à Vendargues en 1775, Pierre Berthézène est un général de l’armée napoléonienne qui s’est distingué en Italie, en Russie et en Allemagne, avant de commander en Algérie. Fait baron d’Empire, il fit construire sur sa maison natale la demeure aujourd’hui appelée maison Serre, face à la mairie. Il meurt à Vendargues le 9 octobre 1847.
Comment les chevaux sont-ils utilisés à Vendargues ?
Vendargues compte environ 200 chevaux. Selon le maire, la commune collecte les ordures ménagères avec un cheval et accompagne les enfants à l’école en calèche, un service qui peut en transporter 90 pour 160 à 170 demandes. La commune a aussi eu une policière à cheval, une idée que le maire n’exclut pas de relancer.
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