
Dans La Toulonnaise, Alizée Cordina reçoit une coiffeuse toulonnaise de 28 ans qui a ouvert il y a un an The Real Hair Social Club, un salon privé installé chez elle. À 13 ans, on lui a refusé la coiffure. Elle raconte une orientation subie, une annonce Facebook à 21 ans, six ans de formation et le moment où, à force qu'on lui dise qu'elle n'était pas légitime, elle a décidé de se mettre à son compte.
Coiffeuse malgré les « non »
Dans La Toulonnaise, Alizée Cordina reçoit une coiffeuse de 28 ans, Toulonnaise depuis toujours, qui a ouvert il y a un an à Toulon The Real Hair Social Club, un salon privé installé chez elle. À 13 ans, elle annonce qu’elle veut être coiffeuse ; une professeure lui répond qu’elle n’a pas « un niveau aussi bidon ». Elle suit alors une orientation qu’elle dit avoir « un peu subie » : un bac professionnel d’accompagnement, soins et services à la personne, obtenu avec mention, puis une formation de préparatrice en pharmacie qu’elle ne termine pas avec succès, avant de travailler dans la vente. À 21 ans, une annonce sur Facebook d’un salon qui cherche une apprentie plus âgée change tout : elle passe l’essai sans en parler à ses parents et commence le 1er octobre 2019. Elle se retrouve en classe avec des élèves de 15 ans, face à une employée qui lui dit qu’elle n’est pas faite pour ce métier, puis au confinement de mars 2020 et à des cours suivis à distance.
Elle change de salon, apprend les techniques de blond, et ne lâche pas.
Six ans de formation, puis son propre salon
Elle enchaîne CAP, brevet professionnel puis brevet de maîtrise : six ans de reconversion, de 21 à 27 ans, pour être « qualifiée au maximum ». Quand le passage d’apprentie à salariée lui fait perdre 300 euros par mois et qu’on lui dit qu’elle n’est pas « légitime à la négociation », elle pense arrêter la coiffure. C’est son père qui lui suggère de s’installer à son compte, puis son compagnon. Elle monte son salon en deux semaines et demie dans une pièce de son appartement : une seule cliente à la fois, rendez-vous pris uniquement par Instagram, adresse donnée au dernier moment. Elle explique le nom, le soin qu’elle porte à l’écoute de ses clientes et son envie, un jour, d’un lieu plus adapté avec davantage de soins.
Sa plus grande transformation, dit-elle : « la confiance en moi ».
Pour aller plus loin
Les références de l’épisode
- The Real Hair Social Club : salon de coiffure privé ouvert à Toulon il y a un an, une cliente à la fois.
- La Toulonnaise : podcast d’Alizée Cordina consacré aux femmes entrepreneures de Toulon.
- Frida Kahlo : la femme qui l’inspire, citée lors du jeu de fin.
- L’Alchimie concept store : sa boutique préférée à Toulon.
Au fil de l’épisode
- 00:01:18 : présentation, 28 ans, coiffeuse depuis sept ans
- 00:02:06 : à 13 ans, le « non » d’une professeure
- 00:03:44 : une orientation subie, du bac professionnel à la pharmacie
- 00:08:11 : la vente, en attendant mieux
- 00:10:37 : l’annonce Facebook et l’essai passé en secret
- 00:12:57 : apprentie à 21 ans, en classe avec des élèves de 15 ans
- 00:14:22 : le confinement et l’apprentissage à distance
- 00:16:34 : une deuxième alternance et les techniques de blond
- 00:17:31 : six ans de formation, du CAP au brevet de maîtrise
- 00:19:42 : le brevet de maîtrise manqué et la baisse de salaire
- 00:21:29 : le déclic venu de son père
- 00:23:09 : un salon privé monté en deux semaines et demie
- 00:24:24 : le nom du salon et ce qu’est un salon privé
- 00:26:32 : trouver ses clientes par Instagram
- 00:27:20 : un an après, et la suite
- 00:29:05 : ce que Toulon représente pour elle
- 00:29:59 : questions et réponses spontanées
FAQ
Qu’est-ce que The Real Hair Social Club à Toulon ?
The Real Hair Social Club est un salon de coiffure privé ouvert il y a un an à Toulon, dans une pièce aménagée chez sa fondatrice. Une seule cliente y est reçue à la fois, les rendez-vous se prennent par Instagram et l’adresse n’est donnée qu’au dernier moment.
Qu’est-ce qu’un salon de coiffure privé ?
Selon la fondatrice de The Real Hair Social Club, c’est un salon où l’on ne s’occupe que d’une cliente, sans personne d’autre autour. La cliente peut parler, lire ou même télétravailler pendant les temps de pause. Elle décrit une expérience apaisante et intime, différente d’un salon classique.
Comment devenir coiffeuse en reconversion à 21 ans ?
La coiffeuse raconte avoir trouvé un salon qui cherchait une apprentie plus âgée grâce à une annonce sur Facebook, avant de s’inscrire à l’école, car il faut d’abord trouver une entreprise. Elle a ensuite enchaîné CAP, brevet professionnel et brevet de maîtrise, soit six ans de formation en alternance.
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