
Audiane Plagiau est directrice des publics et du développement de l'Opéra de Nice. Après vingt-sept ans de vie parisienne et une carrière entièrement dédiée au spectacle vivant — du Théâtre de la Ville au 104 —, elle a tout quitté en un mois à peine pour rejoindre l'un des plus beaux lieux culturels de la Côte d'Azur, une ville qu'elle ne connaissait pourtant presque pas. Dans cet épisode du Pari(s) de la Riviera, elle raconte à Emmanuelle Mary sa reconversion géographique, sa prise de poste et ce que ce changement de vie a changé, pour elle et sa famille.
Quitter Paris après 27 ans pour l’Opéra de Nice
Audiane Plagiau a vécu vingt-sept ans à Paris et n’y connaissait presque rien à Nice quand l’opportunité s’est présentée. Le recrutement fut éclair : « J’ai eu un mois, à peine plus d’un mois, pour quitter 27 ans de vie parisienne et venir m’installer à Nice. » Un choix purement professionnel, porté par la passion d’un métier auquel elle a consacré toute sa carrière : le spectacle vivant. Fille de professeurs qui l’emmenaient au Festival d’Avignon, elle a fait ses armes dans un petit théâtre jeune public avant de passer par de grandes institutions parisiennes — le Théâtre de la Ville, la Villette, les Amandiers à Nanterre, puis Le 104.
Le déclic est venu après une forme de « crise de la quarantaine » et une mission de quelques mois menée à distance pour l’Opéra de Nice, qui a fait naître un coup de cœur pour le lieu. Quand le poste s’est libéré, elle a sauté le pas — avec son compagnon, qui a démissionné de son emploi parisien, et sa fille, scolarisée à Nice en cours d’année.
Une nouvelle vie entre mer et culture
« De mon bureau, je vois la mer à n’en plus finir », sourit-elle. Installée au quartier du port, sans voiture, elle mesure ce que ce changement a transformé : « J’ai ma dose de stress quotidien abaissée, mais drastiquement. » Elle évoque aussi, avec lucidité, les défis de l’installation — refaire un cercle social dans une ville où les Niçois « ont grandi ici, ont leur réseau, et c’est très fort » — et les différences de culture professionnelle entre un grand établissement municipal et les scènes parisiennes.
Reste l’essentiel : le sentiment d’avoir osé. « Je me dis : tu te rends compte de la chance que t’as là ? » Un changement de vie total, ou presque, qu’elle assume avec gratitude.
Pour aller plus loin
FAQ
Qui est Audiane Plagiau ?
Audiane Plagiau est directrice des publics et du développement de l’Opéra de Nice. Après vingt-sept ans à Paris et une carrière dans le spectacle vivant, au sein de grandes institutions culturelles, elle s’est installée à Nice pour ce poste, par amour de son métier.
Pourquoi a-t-elle quitté Paris pour Nice ?
Uniquement pour des raisons professionnelles : elle ne connaissait presque pas Nice. Une mission menée à distance pour l’Opéra a fait naître un coup de cœur pour le lieu ; lorsque le poste s’est libéré, elle a choisi de tout quitter en un mois à peine pour saisir cette opportunité.
Quel est son parcours ?
Audiane Plagiau a fait toute sa carrière dans le spectacle vivant — théâtre et danse — au sein d’institutions parisiennes comme le Théâtre de la Ville, la Villette, les Amandiers à Nanterre et Le 104. Une passion héritée de ses parents, tous deux professeurs, qui l’emmenaient au Festival d’Avignon.
Qu’a changé son installation à Nice ?
Elle décrit une qualité de vie très différente : un stress « drastiquement » abaissé, la mer à portée de vue, une vie sans voiture. Elle reconnaît aussi la difficulté de se recréer un cercle social et de s’adapter à une autre culture professionnelle.
Au fil de l’épisode
- 00:01:01 — Présentation d’Audiane Plagiau
- 00:02:36 — Arrivée à Nice pour le poste : un recrutement éclair
- 00:03:58 — Vingt-sept ans de Paris : parcours et études
- 00:08:43 — Le 104 et l’expérience du tiers-lieu
- 00:16:49 — La « crise de la quarantaine » et la mission à distance
- 00:20:36 — Le poste se libère
- 00:26:12 — Le déménagement familial
- 00:31:36 — « J’ai pris la bonne décision » : stress et santé
- 00:45:23 — Nouveaux usages et art de vivre niçois
Jean-Raphaël Drahi, du garde-à-vous à la glande ?
16 Sep
Nathalie Dionne, sur un coup de tête/soleil !
4 Sep
Julia Burg, sur un malentendu…
28 Août
Gisèle Duclos, le cliché de la retraité
17 Août
Vanetty, le ‘Reset’ d’un DJ producteur
6 Août
Baptiste Lopez, la passion de l’art
28 Mai
Antoine Bertuit, l’appel de la méditerranée
19 Fév
Sylvain Brondel, but first coffee !
17 Jan
Laurence Couturier, la riviera c’est pas du cinéma…
11 Déc
Christophe Besson, bien dans le Sud !
12 Nov
Sylvie Gillibert : le goût de transmission de Paris à Nice
17 Oct
Alexis Touzé, de l’amour et des chiffres de Paris à Nice
15 Sep
Transformation numérique & Tech
7 Oct
Procès de Picsou [3-10-26]
5 Oct
E06S02 : Sophia Antipolis et la Révolution de l’IA : Le Défi de la Souveraineté
3 Oct
Jean-Luc Verna dans les collections du NMNM
25 Sep
Floryane Charlery-Adèle, invisible mais brillante, sortir de l’ombre
25 Sep
Accident, voyage et reconversion : réinventer sa vie après l’épreuve avec Marie
18 Sep
Riviera Property Insider — Buying Real Estate on the French Riviera
18 Sep
[Comité de lecture] Sonate pour la main gauche – Frédéric Lepage [11-09-26]
17 Sep
[Comité de lecture] La Mélodie sans les paroles – Catherine Benhamou [09-09-26]
14 Sep
Café Campus #5 : « Alternance : en route vers l’emploi »
9 Sep
Mélanie Luppino : Nice Startup au cœur de l’entrepreneuriat et de l’innovation à Nice
9 Sep
Françoise Leroux – Autrice
7 Sep
