Podcast Méditerranée.
La Toulonnaise30 mars 202634 min

Episode 12 – Audrey Studio Baya

Studio Baya, ouvrir un studio de sport et bien-être en centre-ville de Toulon

Audrey a été directrice de la communication pendant dix ans dans de grandes institutions toulonnaises avant d'ouvrir le Studio Baya, un studio de sport et de bien-être en centre-ville de Toulon. Au micro d'Alizée Cordina, dans La Toulonnaise, elle raconte le burn-out, la blessure qui l'a arrêtée et le déclic new-yorkais. Elle parle aussi d'argent sans détour : 100 000 à 150 000 euros d'investissement, des mois sans salaire, des nuits blanches et la fierté d'être allée au bout.

De la direction de la communication au burn-out

Dans cet épisode de La Toulonnaise, le podcast d’Alizée Cordina consacré aux femmes entrepreneures de Toulon, Audrey, 37 ans, mère de deux enfants, raconte comment elle a quitté une carrière de directrice de la communication pour ouvrir le Studio Baya, un studio qui réunit sport et bien-être dans le centre-ville de Toulon. Manager à 25 ans d’une dizaine de personnes, elle a passé une dizaine d’années dans de grandes institutions locales, chambre de commerce, ports ou tourisme. Elle décrit une jeune femme longtemps complexée, qui a pris confiance en voyageant, a participé au 4L Trophy à 20 ans et animé des Startup Weekend à Toulon. Mais le salariat s’est dégradé : la sensation de devoir travailler « dix fois plus que les autres », un burn-out, puis une convocation pour une sanction disciplinaire reçue à un mois et demi de son accouchement, faute de remplaçant pendant son congé maternité. Elle suit alors une formation de sophrologie, imagine une maison du bien-être, prend peur devant les témoignages d’autres entrepreneurs et retourne au salariat. Six mois plus tard, une rupture des ligaments croisés et du ménisque au ski l’arrête net : « le corps m’a clairement dit, Audrey, ça ne va plus du tout ».

C’est lors d’un voyage à New York, en voyant des studios de yoga et de pilates à chaque coin de rue, que son conjoint la pousse à reprendre son projet.

Le vrai prix d’un studio en centre-ville de Toulon

Audrey détaille sans fard ce que coûte l’aventure : entre 100 000 et 150 000 euros pour ouvrir un studio comme le sien, des travaux lourds dans un local loué de plus de 120 mètres carrés, des prêts à taux zéro obtenus auprès d’un réseau local d’accompagnement, une courtière pour négocier avec les banques et un gros apport personnel. Les banquiers s’étonnaient qu’une femme qui n’était pas coach, sans clients, demande un tel crédit ; son parcours de directrice de la communication les a rassurés. Elle a tenu à rester en centre-ville malgré les conseils de s’installer en zone industrielle. Près d’un an après l’ouverture, elle ne se rémunère toujours pas, doit rembourser une avance de TVA à cinq chiffres, enchaîne les insomnies et culpabilise de ne pas être assez présente pour ses enfants. Devenue coach depuis septembre, elle y voit une chance de se dégager enfin un salaire.

Son conseil aux femmes qui rêvent de se lancer : aller au bout de ses rêves, se faire accompagner par des experts-comptables ou des coachs, et ne pas avoir peur de rater.

Pour aller plus loin

Les références de l’épisode

  • Studio Baya : studio de sport et de bien-être ouvert par Audrey dans le centre-ville de Toulon.
  • 4L Trophy : raid solidaire au Maroc auquel elle a participé à 20 ans pour apporter des fournitures scolaires.
  • Startup Weekend : événements d’entrepreneuriat qu’elle a animés à Toulon il y a une dizaine d’années.
  • Sophrologie : formation suivie après son burn-out et son accouchement.
  • Pilates : le sport qui, selon elle, la définit le plus.

Au fil de l’épisode

  • 00:00:01 : présentation de l’épisode
  • 00:01:04 : Audrey se présente
  • 00:01:51 : manager à 25 ans
  • 00:02:56 : le manque de confiance et les voyages
  • 00:03:51 : le 4L Trophy et le goût du défi
  • 00:05:00 : les Startup Weekend à Toulon
  • 00:06:46 : dix ans de direction de la communication
  • 00:08:06 : la blessure au ski, le corps qui dit stop
  • 00:09:15 : le burn-out et la sanction disciplinaire pendant la grossesse
  • 00:11:05 : le projet de maison du bien-être et le retour au salariat
  • 00:13:07 : New York et la naissance du Studio Baya
  • 00:14:15 : le sport, fil rouge depuis le collège
  • 00:15:23 : la face cachée de l’entrepreneuriat
  • 00:16:34 : le syndrome de l’imposteur et l’accompagnement
  • 00:17:25 : financer un lieu physique
  • 00:21:53 : les travaux et le choix du centre-ville
  • 00:22:57 : combien coûte l’ouverture d’un studio
  • 00:24:09 : vivre sans salaire
  • 00:26:49 : la pression des charges et la charge mentale
  • 00:29:23 : regrets et retour possible au salariat
  • 00:31:45 : le jeu des questions-réponses

FAQ

Qu’est-ce que le Studio Baya à Toulon ?

Le Studio Baya est un studio qui réunit sport et bien-être, ouvert dans le centre-ville de Toulon par Audrey, ancienne directrice de la communication. Elle l’a installé dans un local loué de plus de 120 mètres carrés, transformé par de lourds travaux, avec des cours de pilates. Elle est devenue coach elle-même après l’ouverture.

Combien coûte l’ouverture d’un studio de sport ?

Selon Audrey, ouvrir un studio comme le Studio Baya coûte entre 100 000 et 150 000 euros, les travaux représentant le plus gros poste. Elle a combiné des prêts à taux zéro, un crédit bancaire négocié avec une courtière et un gros apport personnel. Près d’un an après l’ouverture, elle ne se rémunérait pas encore.

Pourquoi Audrey a-t-elle quitté le salariat pour entreprendre ?

Après dix ans comme directrice de la communication, elle raconte un burn-out, une sanction disciplinaire reçue juste avant son accouchement, puis une rupture des ligaments croisés au ski qu’elle a vécue comme un signal. Un voyage à New York et le soutien de son conjoint l’ont décidée à reprendre son projet d’entreprise.

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