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L’accent à l’école

L'accent provençal à l'école, entre français standard et glottophobie

Dans Le parler provençal, sur ICI Provence, le linguiste Médéric Gasquet-Cyrus, de l'université d'Aix-Marseille, consacre sa chronique à l'accent à l'école, juste avant une conférence devant des enseignants. Il rappelle que l'école enseigne un français commun et formel, mais que le français vit sous de nombreuses variétés, de Montréal à Dakar, de Toulouse à Toulon. À partir d'un exemple que lui a raconté une mère de la région, il montre ce que coûte l'idée d'une seule bonne façon de parler.

Une poésie notée 19 sur 20 pour l’accent

Le linguiste Médéric Gasquet-Cyrus, de l’université d’Aix-Marseille, consacre sa chronique à l’accent à l’école, juste avant une conférence devant des enseignants. Il rappelle que l’école apprend un français commun et formel, nécessaire pour devenir citoyen, mais que ce n’est qu’une variété parmi d’autres : le français de Bruxelles, de Montréal, de Dakar ou d’Alger diffère, comme celui de Paris diffère de celui d’Avignon, d’Arles, de Marseille ou de Toulon. Il cite le cas, raconté par une mère de la région, d’un élève noté 19 sur 20 pour une poésie de Victor Hugo récitée « avec l’accent ». Il nomme ce processus la glottophobie, qui peut conduire à la perte de l’accent, voire au silence.

FAQ

Qu’est-ce que la glottophobie à l’école ?

Pour Médéric Gasquet-Cyrus, c’est l’idée, transmise parfois par de simples maladresses d’enseignants, qu’il n’y aurait qu’une seule bonne façon de parler et que l’accent de Provence serait un problème. Selon lui, elle peut entraîner la dévalorisation du patrimoine familial, régional et culturel, la perte de l’accent, ou le silence par peur de mal parler.

L’accent provençal est-il une faute en français ?

Non, répond le linguiste : le français existe sous plusieurs formes, formelles, scolaires ou familières, et varie selon les pays et les régions. L’école enseigne un français standard utile à tous, mais il ne faut pas le confondre avec le seul bon français. Retirer un point à un élève pour sa prononciation revient, selon lui, à traiter l’accent comme une faute.

L’accent à l’écoleLe parler provençal, ICI Provence
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