
Dans Le parler provençal, sa chronique sur ICI Provence, le linguiste Médéric Gasquet-Cyrus met en avant les femmes de la littérature provençale, à la veille d'une journée d'études qui leur est consacrée à Aix-en-Provence. Il raconte Henriette Dibon, poétesse née à Avignon, qui signait Farfantello, et explique ce que signifie ce joli mot provençal, du reflet du soleil dans un miroir jusqu'aux visions.
Henriette Dibon, dite Farfantello
Dans sa chronique Le parler provençal sur ICI Provence, le linguiste Médéric Gasquet-Cyrus rappelle que la littérature provençale est aussi écrite par des femmes, à l’occasion d’une journée d’études qui leur est consacrée à Aix-en-Provence, dans le parc Jourdan. Il s’arrête sur Henriette Dibon, née à Avignon en 1902 et morte dans la même ville en 1989 : comptable dans une confiserie avignonnaise, archiviste du musée du Palais du Roure, poétesse et cofondatrice d’une association, le Ruban de Provence. Elle signait Farfantello, un mot qui désigne le reflet fugace du soleil renvoyé par un miroir, « comme une étincelle de lumière ». Il explique aussi l’expression « faire la farfantello », donner la berlue ou avoir des visions, et défend au passage le mot « autrice ».
Pour aller plus loin
FAQ
Qui était Henriette Dibon ?
Selon Médéric Gasquet-Cyrus, Henriette Dibon est une écrivaine de langue provençale née à Avignon en 1902 et morte en 1989. Comptable, puis archiviste du musée du Palais du Roure, elle a connu le succès en écrivant en provençal et a cofondé l’association le Ruban de Provence. À Avignon, une école et une unité de soins de longue durée portent son nom.
Que veut dire farfantello en provençal ?
D’après la chronique, la farfantello est le reflet du soleil capté dans un miroir, une lueur fugace comme une étincelle dans l’œil. Le mot peut aussi désigner une apparition, un fantôme, ou une chose ou une personne légère. « Faire la farfantello », c’est donner la berlue ou avoir des visions.
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