
Gaëlle Jalma reçoit dans CCI TALK Assia Smaïni, responsable des déCCIdeuses, l'incubateur féminin de la CCI Nice Côte d'Azur, et deux entrepreneures qu'il accompagne : JaYmes K., fondatrice de Renaissance Beauté, et Julie Poirot, fondatrice d'ÉtofÉ. Elles racontent les jours sans vente, la charge mentale, le regard des proches, la première commande, et expliquent ce qu'un incubateur change concrètement, de la candidature au suivi mensuel.
Doutes, charge mentale et premières ventes
Dans ce deuxième épisode de CCI TALK, le podcast de la CCI Nice Côte d’Azur, Gaëlle Jalma réunit Assia Smaïni, responsable des déCCIdeuses, l’incubateur féminin créé par la chambre un peu plus d’un an plus tôt, et deux entrepreneures qu’il accompagne : JaYmes K., fondatrice de Renaissance Beauté, marque consacrée aux beautés dites « pas typiques », et Julie Poirot, fondatrice d’ÉtofÉ, marque de création textile fondée sur l’upcycling en circuit court et solidaire. Elles décrivent sans fard le quotidien : les jours sans vente, les publications à « zéro vue », l’éparpillement des débuts, l’envie d’arrêter pour « un vrai travail », que JaYmes K. dit avoir eue trois fois. Julie Poirot se fixe un horizon d’au moins trois ans et une liste de tâches minutée. La frontière entre vie professionnelle et vie personnelle varie : JaYmes K. coupe dès qu’elle quitte son bureau de Sophia Antipolis, Julie Poirot reconnaît une vie de famille « perméable » et une charge mentale accrue quand on travaille depuis chez soi, comme si ce n’était « pas un vrai travail ». Elles évoquent aussi un entourage à la fois fier et inquiet, et leurs moments marquants : un concours de pitch remporté, puis, pour JaYmes K., une première vente un 4 avril, un an après son entrée dans l’incubateur.
Pour Assia Smaïni, il faut d’abord rassurer, puis rationaliser : créer une entreprise prend du temps.
Ce que change un incubateur
Les deux incubées citent un cadre qui empêche de procrastiner, un rendez-vous de suivi mensuel, des experts, des formations, du mentorat, et un bureau hors de la maison, loin du « pyjama » du télétravail. Assia Smaïni détaille le fonctionnement des déCCIdeuses : un espace de coworking et un accompagnement de 12 à 24 mois, ouvert aux projets portés par des femmes ou des équipes mixtes, jusqu’à deux mois après l’immatriculation ; un dossier de candidature, quelques échanges de présélection, puis un pitch d’une dizaine de minutes devant un comité d’experts ; un diagnostic pour bâtir un programme sur mesure ; un coût de 300 euros hors taxes par mois. Elle explique que les freins viennent surtout des femmes elles-mêmes : l’incubateur travaille la confiance en soi, la gestion du stress et des émotions, autant que le business model, l’étude de marché, le financement, le commerce en ligne ou le référencement. Tous les secteurs sont accueillis, à condition d’un impact sur le territoire et d’une innovation, de marché ou d’usage. L’objectif, dit-elle, est de faire émerger davantage de femmes dirigeantes, avec le soutien des hommes.
L’épisode se termine par des réactions aux remarques souvent entendues, comme « tu fais ça en attendant un vrai boulot ? », et par des mises en situation.
Ambitions et conseils
JaYmes K., qui dit avoir « galéré pendant dix ans avec les poils », veut créer autour de Renaissance Beauté une communauté et un discours d’acceptation de soi, avec des paliers de 1 000, 10 000 puis 100 000 euros de ventes. Julie Poirot vise un développement national d’ÉtofÉ, en s’appuyant sur des chantiers d’insertion et sur les hôtels, à Paris ou à Bordeaux. Leurs conseils divergent : « arrêtez de réfléchir », lance JaYmes K. ; Julie Poirot, mère de famille avec une longue carrière derrière elle, recommande de se projeter à dix ans et de mesurer les risques, en citant le bilan de compétences qui l’a aidée. Assia Smaïni observe chez celles qui se lancent qu’« après, on est capable de tout ».
Leurs devises : « one life » pour JaYmes K. et Assia Smaïni, une phrase attribuée à Gandhi pour Julie Poirot.
Les références de l’épisode
- Les déCCIdeuses : l’incubateur féminin de la CCI Nice Côte d’Azur, dirigé par Assia Smaïni.
- CCI Nice Côte d’Azur : la chambre de commerce qui porte l’incubateur et le podcast.
- Renaissance Beauté : la marque de JaYmes K., dédiée aux beautés dites « pas typiques ».
- ÉtofÉ : la marque de création textile responsable de Julie Poirot, spécialisée dans l’upcycling.
- Mark Twain : auteur de la citation choisie par JaYmes K., qui dit avoir aimé Les Aventures de Tom Sawyer.
Au fil de l’épisode
- 00:00:51 : présentation d’Assia Smaïni, Julie Poirot et JaYmes K.
- 00:02:05 : les doutes et les moments de galère
- 00:03:30 : comment l’incubateur accompagne ces moments
- 00:04:14 : ne pas savoir par où commencer
- 00:05:26 : l’envie d’arrêter
- 00:07:09 : un accompagnement de 12 à 24 mois
- 00:08:29 : séparer vie professionnelle et vie personnelle
- 00:09:56 : la charge mentale de l’entrepreneure
- 00:11:53 : le regard de l’entourage
- 00:13:45 : les moments marquants, pitchs et première vente
- 00:15:39 : ce que l’incubateur apporte au quotidien
- 00:18:07 : des incubées qui se transforment
- 00:18:58 : les priorités et les ambitions
- 00:24:10 : le message aux femmes qui hésitent
- 00:26:31 : leur moteur et leurs citations
- 00:30:01 : qu’est-ce qu’un incubateur, la candidature et le comité
- 00:31:39 : le coût et les difficultés communes
- 00:34:20 : le rôle des hommes et le but des déCCIdeuses
- 00:36:28 : les phrases entendues sur les femmes entrepreneures
- 00:38:39 : le jeu du « plutôt »
- 00:41:23 : trois situations de crise
FAQ
Qu’est-ce que l’incubateur Les déCCIdeuses ?
Les déCCIdeuses est l’incubateur féminin porté par la CCI Nice Côte d’Azur. Selon sa responsable, Assia Smaïni, il associe un espace de coworking et un accompagnement de 12 à 24 mois pour des projets de création portés par des femmes ou des équipes mixtes, avec suivi individuel, formations, experts et mentorat.
Comment intégrer les déCCIdeuses et combien cela coûte-t-il ?
La candidate envoie un dossier, échange avec la responsable lors d’une présélection, puis présente son projet pendant une dizaine de minutes devant un comité d’experts. Les projets sont acceptés jusqu’à deux mois après l’immatriculation. L’accompagnement coûte 300 euros hors taxes par mois, à prévoir dans le prévisionnel.
Quelles difficultés rencontrent les femmes qui entreprennent ?
Dans l’épisode, les entrepreneures citent les doutes, l’absence de ventes au début, l’éparpillement, la charge mentale et les inquiétudes de l’entourage. Pour Assia Smaïni, les freins viennent surtout d’elles-mêmes : l’incubateur travaille donc la confiance en soi et la gestion du stress autant que le projet.
Transmission et Reprise d’entreprise
5 Nov
Transformation numérique & Tech
7 Oct
Gestion des difficultés : Anticiper, s’entourer et rebondir
25 Août
Se développer à l’international : découvrez les 7 étapes clés !
11 Août
Gagnez du temps, on s’occupe de vos formalités
7 Mai
La force du réseau féminin
7 Mai
Elles ont osé déCCIder
7 Mai
Alternance : formez aujourd’hui, recrutez demain
1 Avr
De l’idée au succès : L’art de bien s’entourer pour entreprendre
19 Mar
Comment bien choisir son réseau de franchise ?
19 Mar
Devenir franchiseur : de l’idée au contrat
19 Mar
Le réseau : votre accélérateur business
6 Mar
C’est qui le Patron ?! : des nouvelles de la démarche
3 Nov
Episode 38 – Anna Adella Auteure
2 Nov
Elle est tombée enceinte et a lancé une marque de cosmétiques naturels : Myrtille Chekhar | Capsule x Orange
29 Oct
Elle savait faire des piqûres. Aujourd’hui elle coache avec un casque de réalité virtuelle : Marina Dorat – Capsule x Orange
27 Oct
Episode 37 – Prescilia Nana & Tutu
26 Oct
Une IA qui apprend comme votre cerveau fonctionne : Nour Ounissi – Capsule x Orange
22 Oct
De la Russie à la Côte d’Azur — Le parcours de résilience et de passion d’Anna
21 Oct
Elle a créé l’école qu’elle aurait voulu trouver : Soraya Lucas | Capsule x Orange
20 Oct
PILLAGES À MARSEILLE : LA COLÈRE DES COMMERÇANTS DU CENTRE-VILLE
20 Oct
Episode 36 – Audrey Bonjour Soleil
19 Oct
Bruyère Impérial Club Ajaccien
13 Oct
Episode 35 – Anaëlle Hair Social Club
12 Oct

