
Diavena Gérard et Lisa Hébrard coordonnent le Jour de la Terre en France pour le GERES, une ONG de la transition énergétique installée à Aubagne. Au micro de Commune Planète, sur RCF, elles racontent leur travail auprès des ménages précaires de Marseille et des communautés rurales de plusieurs continents. Le thème de cette année, la sobriété, est au centre de l'échange : comment la présenter comme une « révolution douce » et non comme une privation, et quelle place laisser aux politiques publiques.
Le GERES, d’Aubagne aux villages isolés
Dans ce numéro de Commune Planète, le magazine de l’écologie de RCF en Provence, Diavena Gérard et Lisa Hébrard, toutes deux coordinatrices du GERES (Groupe Énergies Renouvelables, Environnement et Solidarité), expliquent comment leur ONG, basée à Aubagne après avoir été installée à Marseille, coordonne en France le Jour de la Terre du 22 avril. Diavena Gérard présente d’abord le travail de l’association : à Marseille, conseils et « petits travaux » chez des ménages en précarité énergétique pour réduire leurs factures et améliorer leur confort ; à l’international, une dizaine de pays, du Bénin au Cambodge en passant par le Maroc et la Mongolie, avec environ 150 personnes. Elle décrit l’accès à l’énergie dans des communautés rurales isolées, les foyers de cuisson améliorés qui limitent les fumées nocives et la déforestation, et les serres solaires dites passives, qui stockent la chaleur du jour pour la restituer la nuit.
Lisa Hébrard précise le rôle du GERES pour le Jour de la Terre : un site, un kit de communication sur un thème annuel, et la mise en avant des événements organisés partout en France.
La sobriété comme « révolution douce »
Le thème retenu cette année est la sobriété. Diavena Gérard la définit comme « la manière d’adapter ses usages aux limites planétaires » : éteindre sa box la nuit, réduire l’usage de la voiture et de l’avion, acheter de seconde main, louer ou emprunter un outil plutôt que l’acheter, manger de saison et plus local, réduire sa consommation de viande sans forcément devenir végétarien. Elle refuse d’associer sobriété et décroissance : « J’aime pas le côté consommer moins ». Lisa Hébrard parle d’une « révolution douce », sans privation, où chaque geste devient un levier. Les deux invitées évoquent aussi le rôle des politiques publiques, que l’on ne peut pas remplacer par la seule responsabilité individuelle, et le partenariat avec les 72 heures de l’écologie de la Cité des Transitions, organisées à Marseille et à Aubagne du 24 au 26 avril, avec des lieux totems comme la Friche de la Belle de Mai.
Lisa Hébrard rappelle un chiffre : il faudrait 1,75 planète si tout le monde vivait comme les Français.
Les références de l’épisode
- GERES : ONG spécialisée dans la transition énergétique, basée à Aubagne, coordinatrice du Jour de la Terre en France.
- Jour de la Terre : journée mondiale du 22 avril, née en 1970 à l’initiative du sénateur américain Gaylord Nelson ; l’association mère est canadienne.
- Cité des Transitions : organisatrice des 72 heures de l’écologie à Marseille et à Aubagne.
- Collectif FADA : collectif marseillais qui anime des fresques, dont une fresque de la biodiversité lors de l’édition précédente.
- Friche de la Belle de Mai : l’un des lieux totems des 72 heures de l’écologie à Marseille.
- Cachan : ville de la région parisienne qui organise chaque année des événements pour le Jour de la Terre.
Au fil de l’épisode
- 00:00:14 : la naissance du Jour de la Terre en 1970 et le thème de la sobriété
- 00:01:30 : le GERES, ONG de la transition énergétique, et son action contre la précarité énergétique à Marseille
- 00:02:23 : une dizaine de pays d’intervention, foyers de cuisson améliorés et serres solaires passives
- 00:04:06 : une équipe basée à Aubagne et le rôle de coordinateur du Jour de la Terre en France
- 00:05:28 : le bilan de l’édition consacrée à la biodiversité et les premiers événements inscrits
- 00:06:47 : ce que recouvre la sobriété, de l’énergie à l’alimentation
- 00:09:29 : la sobriété présentée comme une « révolution douce »
- 00:11:02 : le partenariat avec les 72 heures de l’écologie
- 00:11:53 : la montée en puissance du monde associatif et le rôle des politiques publiques
- 00:17:08 : les bilans en ligne, le collectif FADA et les communes fidèles comme Cachan
- 00:19:28 : l’association mère au Canada et ses campagnes
- 00:21:12 : les freins au changement et le chiffre de 1,75 planète
- 00:25:09 : les lieux totems des 72 heures de l’écologie à Marseille et Aubagne
FAQ
Qu’est-ce que le GERES ?
Le GERES (Groupe Énergies Renouvelables, Environnement et Solidarité) est une ONG spécialisée dans la transition énergétique, basée à Aubagne. Elle agit en France, notamment à Marseille contre la précarité énergétique, et dans une dizaine de pays d’Afrique de l’Ouest, du Maghreb et d’Asie, avec environ 150 personnes. Elle coordonne aussi le Jour de la Terre en France.
Quel est le thème du Jour de la Terre 2026 en France ?
Le thème retenu par le GERES pour 2026 est la sobriété, présentée comme une « révolution douce » : des gestes simples et sans privation, sur l’énergie, les transports, la consommation et l’alimentation. L’édition précédente portait sur la biodiversité et celle d’avant sur la mobilité durable, selon Diavena Gérard et Lisa Hébrard.
Comment le GERES coordonne-t-il le Jour de la Terre ?
Le GERES n’organise pas lui-même la plupart des actions. Il gère le site et la communication, fournit chaque année un kit autour d’un thème et donne de la visibilité aux événements inscrits par des associations, des collectifs citoyens, des communes ou des métropoles. Il organise aussi un temps de débat, l’an dernier à la Fabulerie.
Que sont les 72 heures de l’écologie ?
Les 72 heures de l’écologie sont un événement organisé par la Cité des Transitions à Marseille et à Aubagne. D’ordinaire en juin, il a lieu en 2026 du 24 au 26 avril, juste après le Jour de la Terre, avec des lieux totems comme la Friche de la Belle de Mai : expositions, conférences, fresques, ateliers et balades.
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