
Au Théâtre National de Nice, Jack Sparrow comparaît pour escroquerie et rébellion devant un jury formé par les spectateurs. Vol de la boussole et de l'Intercepteur, trahisons, évasions : le pirate répond à tout par une pirouette. La procureure prend la salle à témoin, les spectateurs posent leurs questions au micro, puis l'avocat retourne l'accusation contre la Compagnie des Indes orientales dans une plaidoirie qui mêle droit pénal et références aux films. Le verdict revient au public.
Jack Sparrow à la barre du TNN
Ce podcast du Théâtre National de Nice restitue un procès-spectacle joué devant le public : le capitaine Jack Sparrow, pirate des films de la saga des Caraïbes, comparaît face à une procureure et à son avocat, et ce sont les spectateurs qui forment le jury. La procureure retient deux chefs d’accusation, l’escroquerie et la rébellion. Elle commence par la boussole qui « pointe vers ce que l’on désire le plus », puis les navires de la Compagnie des Indes orientales, dont l’Intercepteur. L’accusé répond par des pirouettes : il n’a pas volé le navire, il a procédé à une « réaffectation stratégique » ; il ne s’est pas évadé, il s’est « repositionné géographiquement ». La procureure interroge sans cesse la salle : qui a déjà ramassé une pièce par terre, qui aime l’argent, qui a été trahi par un ami. Les spectateurs répondent au micro, et un jeune garçon du public finit enrôlé sur le Black Pearl, ce qui vaut à l’accusé une nouvelle charge de corruption de mineur.
Le procès porte aussi sur ses relations avec William Turner, Elisabeth Swann et Davy Jones, et sur ses évasions. La procureure réclame qu’il soit enfermé pour l’éternité dans la cale d’un bateau immobile sur le port de Nice.
Une plaidoirie de rupture
Vient ensuite la plaidoirie de l’avocat, qui mêle notions de droit et références aux films. Il soulève d’abord la nullité de la procédure : selon lui, la procureure n’est que « le bras armé de la Compagnie des Indes orientales », une compagnie privée qui détourne l’action publique. Il conteste ensuite chaque chef : la bande organisée sans bande, le recel jamais évoqué, la boussole remise volontairement par Tia Dalma dans un cadre « mystique », le vol de l’Intercepteur justifié par l’état de nécessité, la détention arbitraire faute de juge. Il soutient qu’un trésor sans propriétaire ne peut être volé et que Davy Jones, qui « ressemblait à un poulpe », est juridiquement un bien, ce qui rend impossible tout abus de confiance à son égard. Il termine sur la personnalité de son client, un orphelin qui redevient enfant devant son père, et pour qui la boussole remplace les parents.
« Ce n’est pas un crime de vouloir vivre libre », conclut-il avant le vote à main levée du public, dont l’issue s’entend à la fin de l’épisode.
Les références de l’épisode
- Théâtre National de Nice : Centre dramatique national Nice Côte d’Azur, où le procès est joué en public.
- Jack Sparrow : pirate des films de la saga des Caraïbes, accusé du procès.
- Compagnie des Indes orientales : compagnie dont l’accusé aurait volé les navires et que l’avocat accuse de mener la poursuite.
- Black Pearl : le navire de Jack Sparrow, que la procureure l’accuse d’avoir voulu obtenir en échange de vies humaines.
- William Turner, Elisabeth Swann, Davy Jones, Barbossa : personnages des films cités tout au long des débats.
Au fil de l’épisode
- 00:00:26 : premier chef d’accusation, l’escroquerie, et la boussole de Jack Sparrow
- 00:03:17 : le vol de l’Intercepteur, ou la « réaffectation stratégique »
- 00:04:41 : la pièce ramassée par terre, et les premières questions du public
- 00:09:08 : qui, dans la salle, aime l’argent ? et une tentative de corruption
- 00:11:36 : deuxième chef d’accusation, la rébellion : William Turner et Davy Jones
- 00:18:31 : Jack Sparrow candidat idéal, et ses évasions de prison
- 00:23:10 : la prise d’otage d’Elisabeth Swann
- 00:25:00 : un jeune spectateur enrôlé sur le Black Pearl
- 00:29:41 : un spectateur compare pirates et corsaires
- 00:34:27 : les réquisitions de la procureure
- 00:35:50 : la plaidoirie de l’avocat : nullité de la procédure
- 00:43:17 : l’élément intentionnel, la boussole et l’état de nécessité
- 00:50:58 : Davy Jones, un poulpe sans personnalité juridique
- 00:53:00 : un orphelin en quête de père
- 00:55:50 : le vote du public
FAQ
Qu’est-ce que le procès de Jack Sparrow au Théâtre National de Nice ?
C’est un procès-spectacle joué en public au Théâtre National de Nice, où le pirate des films de la saga des Caraïbes est jugé pour escroquerie et rébellion. Une procureure l’accuse, un avocat le défend, et les spectateurs, constitués en jury, posent des questions au micro avant de voter à main levée sur sa culpabilité.
Comment le public participe-t-il au procès ?
Les spectateurs sont les jurés. La procureure les interpelle tout au long de l’audience (qui a déjà ramassé une pièce par terre, qui aime l’argent, qui a été trahi par un ami) et plusieurs d’entre eux prennent le micro pour interroger l’accusé. Le procès se termine par un vote à main levée de la salle.
Quels arguments l’avocat de Jack Sparrow avance-t-il ?
Il plaide la nullité de la procédure, la procureure étant selon lui le bras armé d’une compagnie privée, la Compagnie des Indes orientales. Il invoque ensuite l’état de nécessité pour les navires, la détention arbitraire faute de juge, et soutient qu’un abus de confiance envers Davy Jones est impossible, celui-ci étant juridiquement un bien.
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