
Lana, 19 ans, porte le titre de Mademoiselle Côte d'Azur. Au micro d'Alizée Cordina, dans le podcast toulonnais La Toulonnaise, elle raconte les années de harcèlement scolaire qui l'ont fait douter d'elle, puis les concours et le mannequinat qui l'ont aidée à trouver sa place. Elle parle sans détour des exigences du métier, du rapport au corps et du regard des autres, et de ce qu'elle veut défendre avec sa couronne : la lutte contre le harcèlement, l'inclusion et l'autisme.
Du harcèlement scolaire à la couronne
À 19 ans, Lana, Mademoiselle Côte d’Azur, mannequin et créatrice de contenu, est reçue par Alizée Cordina dans La Toulonnaise, le podcast des entrepreneuses de Toulon. Elle raconte le harcèlement scolaire et le cyberharcèlement subis de la sixième à la terminale, la peur d’en parler, les enseignants qui ne l’ont pas entendue, et le déclic venu avec son premier titre : « Tu brilles, tu es spécial, il faut que tu le montres. » Elle explique la différence entre les comités Miss et Mademoiselle, ces derniers étant ouverts sans critère de poids ni de taille, puis son parcours : le mannequinat commencé très jeune avec sa mère à ses côtés, une élection de ville, Mademoiselle Var gagnée grâce au vote du public, un premier échec en Côte d’Azur marqué lui aussi par le harcèlement, puis le titre de Mademoiselle Côte d’Azur et la finale de Mademoiselle France qui approche. Son message aux élèves harcelés : « sortez du silence, vous n’êtes pas seul », en parler aux parents, aux amis, aux professeurs, à l’infirmière.
À la jeune fille qu’on trouve bizarre, elle répond : « Sois bizarre, parce que c’est ta plus grande force. »
Le métier de mannequin, sans fard
Lana décrit un milieu « rude » qui apprend la rigueur : des castings où l’on est jugé sur son corps, des demandes parfois « lunaires », comme se raser la tête pour un contrat, qu’elle a refusées avec l’appui de sa mère. Elle parle de son hygiène de vie, de ses premiers contrats et de ses tarifs, de la difficulté de vivre du mannequinat, de la place qu’elle voudrait voir faite aux mannequins au corps de femme ordinaire, et reconnaît avoir frôlé l’anorexie, dont ses parents l’ont protégée. Elle évoque sa petite sœur, autiste, qui l’a toujours imitée, son projet de travailler dans l’événementiel, le chant qu’elle pratique sans oser le montrer, et son refus de toute transformation physique.
Elle finit sur son admiration pour sa mère et sur un mot pour décrire Toulon : « festif ».
Pour aller plus loin
Les références de l’épisode
- Comité Mademoiselle : concours de beauté distinct des Miss, sans critère de poids ni de taille.
- Mademoiselle Var : titre départemental qu’elle obtient grâce au vote du public.
- Mademoiselle Côte d’Azur : titre régional qu’elle porte pendant un an.
- Mademoiselle France : l’élection nationale à laquelle elle se prépare.
Au fil de l’épisode
- 00:01:23 : Lana se présente : Mademoiselle Côte d’Azur, mannequin et modèle
- 00:01:48 : la différence entre Miss et Mademoiselle
- 00:02:33 : ce que lui ont appris les élections
- 00:03:33 : une élève qui avait peur du regard des autres
- 00:04:28 : harcèlement scolaire et cyberharcèlement
- 00:05:14 : son conseil aux élèves harcelés
- 00:06:37 : le déclic du premier titre
- 00:07:28 : comment sont venus les concours de beauté
- 00:09:09 : les débuts dans le mannequinat
- 00:10:27 : un milieu rude et des demandes refusées
- 00:12:09 : Mademoiselle France et la suite
- 00:13:05 : le chant, un rêve gardé pour soi
- 00:14:24 : créatrice de contenu, son quotidien et ses tarifs
- 00:16:25 : le projet d’événementiel
- 00:18:44 : sa petite sœur et l’autisme
- 00:20:25 : la peur de vieillir et le corps des mannequins
- 00:22:35 : ne jamais changer son corps
- 00:23:37 : cinq jours avant Mademoiselle France
- 00:25:07 : un message à la jeune fille qu’elle était
- 00:25:35 : questions spontanées et Toulon
FAQ
Quelle différence entre Miss et Mademoiselle ?
Selon Lana, Mademoiselle Côte d’Azur, les Mademoiselles relèvent d’un autre comité que les Miss, sans critère de poids ni de taille. Elle cite la taille minimale de 1,70 mètre exigée pour Miss France, qu’il lui manque d’un centimètre, et voit dans ce comité une ouverture importante aujourd’hui.
Que conseille Lana aux élèves victimes de harcèlement scolaire ?
Elle leur demande de « sortir du silence », comme elle regrette de ne pas l’avoir fait plus tôt par peur des représailles. Il faut en parler à ses parents, à ses amis, aux professeurs et même à l’infirmière, et ne pas s’arrêter si un premier adulte n’écoute pas.
Peut-on vivre du mannequinat selon Lana ?
Elle explique que certains contrats rapportent beaucoup mais restent rares et incertains. C’est pourquoi elle juge nécessaire un métier plus stable à côté. Le sien sera l’événementiel, et elle dit gagner aujourd’hui sa vie avec le mannequinat et la création de contenu, non avec les concours de Mademoiselles.
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