
Le 17 janvier 2026, place Saint-François à Nice, le Théâtre National de Nice fait comparaître Miranda Priestly, la rédactrice en chef du magazine de mode Runway. Le public, venu malgré la pluie, forme le jury. La procureure l'accuse de harcèlement moral envers son assistante Andrea Sachs et de licenciement abusif. L'accusée assume ses exigences, l'avocate de la défense plaide la faute grave de l'assistante, et les spectateurs, chefs d'entreprise ou consultante en ressources humaines, prennent parti sur le management, le café froid et la frontière entre vie privée et travail.
Une patronne au banc des accusés
Le 17 janvier 2026, place Saint-François à Nice, le Théâtre National de Nice ouvre le procès de Miranda Priestly, rédactrice en chef du magazine de mode Runway, poursuivie pour harcèlement moral envers son assistante Andrea Sachs, au titre de l’article 222-33-2 du Code pénal, et pour licenciement abusif. L’accusée arrive escortée de son assistante, prénommée Émilie comme toutes les autres, se présente comme une femme partie de rien à Londres et prévient : son procès coûte à son entreprise 300 000 dollars la journée. La procureure, qui la qualifie d’« apôtre du burn-out », l’interroge sur ses journées de 5 heures à 22 heures, les enfants à aller chercher à l’école, le manuscrit inédit de Harry Potter à obtenir et les appels en pleine nuit, en prenant la salle à témoin.
Le public se divise : une spectatrice invoque le Code du travail, un chef d’entreprise approuve qu’on licencie pour un café froid.
Exigence ou harcèlement
Sur le licenciement, Miranda Priestly affirme avoir renvoyé Andrea Sachs parce qu’elle l’avait insultée en public lors d’un défilé à Paris. La procureure soutient au contraire que l’assistante avait été menacée de renvoi si elle n’obtenait pas en trois jours des passeports pour les jumelles, alors qu’elle venait d’apprendre l’accident d’une amie. Elle requiert cinq ans de travaux d’intérêt général chez Emmaüs, avec obligation de s’y habiller. L’avocate de la défense lit la définition du harcèlement moral et plaide que quatre phrases dures en un an ne font pas des propos répétés, que les missions d’une assistante junior incluent les cafés, et que la plaignante a tiré de ce poste un livre à succès. « J’ai bâti un empire, pas une garderie », conclut l’accusée.
Le vote est serré : Miranda Priestly est relaxée de très peu.
Les références de l’épisode
- Théâtre National de Nice : organisateur des procès du samedi, place Saint-François.
- Runway : le magazine de mode dont l’accusée est rédactrice en chef.
- Andrea Sachs : l’assistante plaignante, absente du procès.
- Article 222-33-2 du Code pénal : texte qui réprime le harcèlement moral, cité dans l’acte d’accusation.
- Harry Potter : le manuscrit inédit que l’assistante a dû obtenir pour les jumelles de sa patronne.
- Emmaüs : lieu des travaux d’intérêt général requis par la procureure.
- Coco Chanel et John Galliano : cités par la défense pour défendre la vision de sa cliente.
Au fil de l’épisode
- 00:00:49 : ouverture du procès place Saint-François et rappel des règles
- 00:01:57 : énoncé des deux chefs d’accusation
- 00:02:33 : Miranda Priestly se présente, de Londres à la tête de Runway
- 00:07:06 : la procureure ouvre les débats et décrit l’accusée
- 00:10:06 : premier chef, le harcèlement moral et la confusion entre vie privée et travail
- 00:11:23 : questions au public sur la souffrance au travail
- 00:13:37 : les missions des assistantes, du café aux enfants et au manuscrit de Harry Potter
- 00:20:10 : la défense demande si ce management choquerait chez un homme
- 00:23:04 : interrogatoire de l’assistante Emily sur ses horaires
- 00:24:19 : second chef, le licenciement d’Andrea Sachs et les passeports
- 00:32:17 : une consultante en ressources humaines intervient
- 00:34:19 : la question des salaires et des tenues imposées
- 00:37:29 : licencier pour un café froid, le vote de la salle
- 00:41:47 : réquisitions de la procureure
- 00:42:28 : plaidoirie de l’avocate de la défense
- 00:54:26 : derniers mots de l’accusée
- 00:55:37 : vote du public et relaxe
FAQ
De quoi Miranda Priestly est-elle accusée dans ce procès ?
La procureure lui reproche deux délits : le harcèlement moral sur la personne de son assistante Andrea Sachs, réprimé par l’article 222-33-2 du Code pénal, et le licenciement abusif de cette même assistante. Les faits évoqués vont des appels nocturnes aux demandes privées, comme obtenir des passeports pour ses jumelles en trois jours.
Quels arguments la défense oppose-t-elle à l’accusation de harcèlement ?
L’avocate rappelle que le harcèlement moral suppose des propos répétés et plaide que quatre phrases blessantes en un an n’en font pas. Elle soutient que servir des cafés ou rendre des services privés fait partie du poste d’assistante junior, et que la plaignante a tiré de cette expérience un livre à succès et un emploi dans de grands magazines.
Quelle peine la procureure a-t-elle requise ?
Pour des faits de harcèlement moral répétés sur des centaines d’employés et pour le licenciement d’Andrea Sachs, la procureure requiert cinq ans de travaux d’intérêt général chez Emmaüs. Elle y ajoute l’obligation pour Miranda Priestly de ne s’habiller qu’avec des vêtements pris dans le stock de l’association.
Comment le public a-t-il jugé Miranda Priestly ?
Après les derniers mots de l’accusée, le public vote à main levée sur la place Saint-François. Le résultat est très serré et Miranda Priestly est relaxée, la défense ayant fait valoir que le licenciement reposait sur l’insulte proférée en public par son assistante lors d’un défilé à Paris.
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