Podcast Méditerranée.
LUM lu9 juin 20267 min

#120 : Le tribut de l’Afrique

Réchauffement climatique : l'agriculture africaine et la sécurité alimentaire en péril

Dans LUM lu, le podcast de la revue Science et Société de l'Université de Montpellier, le chercheur Benjamin Sultan, du laboratoire Espace-Dev, explique pourquoi l'Afrique subit de plein fouet un réchauffement auquel elle a peu contribué. Sécheresses, rendements de sorgho et de mil en baisse, bétail menacé : en moins de sept minutes, l'épisode mesure le risque pour la sécurité alimentaire et présente les leviers qui pourraient le compenser.

L’Afrique paie le prix d’un climat qu’elle a peu réchauffé

LUM lu, le podcast qui donne à entendre les articles de LUM, la revue Science et Société de l’Université de Montpellier, consacre cet épisode aux effets du réchauffement climatique sur l’agriculture africaine, avec Benjamin Sultan, spécialiste du changement climatique au laboratoire Espace-Dev. Avec 7 % des émissions cumulées depuis la période industrielle, l’Afrique se réchauffe pourtant autant, sinon plus vite, que le reste du globe. Au-delà de 1,5 degré, les rendements de sorgho et de mil, cultures vivrières essentielles, pourraient baisser de 10 %, et être divisés par deux à 3 degrés. Le chercheur insiste aussi sur les leviers : systèmes d’alerte, diversification des cultures et des revenus, assurances, et un financement de la recherche aujourd’hui limité à 3,8 % des fonds mondiaux consacrés au climat.

Pour aller plus loin

FAQ

Pourquoi l’agriculture africaine est-elle si exposée au réchauffement climatique ?

Selon Benjamin Sultan, le continent dépend beaucoup de la production agricole et manque de moyens pour s’adapter. Sécheresses plus intenses, chaleur qui accroît le stress hydrique des plantes, baisse de la valeur nutritive des végétaux liée au CO2 et pâturages moins productifs se cumulent et font peser la menace d’une crise alimentaire.

Comment limiter les effets du changement climatique sur l’agriculture en Afrique ?

Le chercheur cite des systèmes d’alerte déclenchés dès les premiers signes de sécheresse, la diversification des cultures et des activités, la mécanisation, des variétés plus productives et l’assurance. Selon lui, les rendements pourraient y être multipliés par trois, à condition d’augmenter les moyens de la recherche consacrée à l’Afrique.

Montpellier et l'Hérault

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