
LUM lu, le podcast de l'Université de Montpellier qui lit chaque semaine un article de sa revue LUM, s'intéresse aux forêts tropicales de Guyane. Le chercheur Sylvain Schmitt, de l'unité Forêt et Société, y explique ce que dix ans de mesures de température révèlent sur l'effet protecteur de la canopée face au réchauffement, et pourquoi sécheresses et pluies extrêmes font craindre un point de bascule pour ces écosystèmes.
La canopée guyanaise ne suffit plus à rafraîchir les sous-bois
Ce numéro de LUM lu, la version audio de LUM, revue Science et Société de l’Université de Montpellier, lit un article du magazine consacré au climat. Sylvain Schmitt, chercheur à l’unité Forêt et Société, y explique que la canopée des forêts tropicales de Guyane, couche supérieure de la végétation qui fait tampon avec l’atmosphère, protège toujours le sous-bois des extrêmes de température. Mais une série de mesures sur dix ans, de 2014 à 2024, tirée d’une centaine de capteurs, montre une hausse moyenne de 0,037 °C par an sous les arbres, contre 0,057 °C à l’extérieur. L’article évoque aussi la sécheresse record de 2023 et 2024, les fortes pluies de 2022 et le risque d’un point de bascule pour ces écosystèmes, dont dépend une rainette arboricole endémique.
Pour aller plus loin
- L’article « Sous-bois sous surveillance » sur le site de l’Université de Montpellier
- Tous les articles des magazines LUM
- L’unité de recherche Forêt et Société
FAQ
Comment évolue la température des sous-bois en Guyane ?
Selon l’article lu dans LUM lu, des mesures réalisées entre 2014 et 2024 grâce à une centaine de capteurs montrent une hausse moyenne de 0,037 °C par an dans les sous-bois des forêts guyanaises, contre 0,057 °C à l’extérieur. La canopée atténue encore les extrêmes, mais ne compense pas le réchauffement global.
Pourquoi les chercheurs parlent-ils de point de bascule pour ces forêts ?
Sylvain Schmitt explique que les épisodes qui allongent et intensifient la saison sèche, comme en 2023 et 2024, pourraient devenir plus fréquents et plus intenses avec le réchauffement. Ces changements, comme les fortes pluies de 2022 qui ont été suivies de dépérissements d’arbres, pourraient faire basculer le fonctionnement de ces écosystèmes.
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