
Le podcast LUM lu, version audio des articles de la revue LUM de l'Université de Montpellier, revient sur une étude de Michel Raymond, biologiste à l'Institut des sciences de l'évolution de Montpellier. Tortue ou écureuil, méduse ou cactus : près de 3 500 volontaires ont dit quelles espèces les touchent le plus. Le résultat tient en une idée, plus une espèce est éloignée de nous dans l'évolution, moins nous nous émouvons de son sort. Une lecture de quatre minutes qui interroge nos biais face au reste du vivant.
La compassion suit l’arbre de l’évolution
LUM lu, lecture audio d’un article du magazine de l’Université de Montpellier, suit les travaux de Michel Raymond, biologiste à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier (ISEM). Avec des collaborateurs du Muséum national d’histoire naturelle, il a soumis à près de 3 500 juges vingt paires de photographies d’animaux ou de végétaux pour mesurer l’empathie et la compassion qu’ils inspirent. Selon ses travaux, ni la beauté ni la taille ne comptent autant que la distance phylogénétique : plus une espèce est éloignée de nous dans l’évolution, moins elle nous émeut. Les grands singes arrivent en tête, l’orang-outan devant l’homme lui-même ; le cactus, le champignon, la méduse et surtout la tique ferment la marche.
Pour aller plus loin
- L’article « Loin des gènes, loin du cœur » sur le site de l’Université de Montpellier
- Tous les articles des magazines LUM
- L’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier (ISEM)
FAQ
Quelles espèces suscitent le plus d’empathie selon l’étude de Michel Raymond ?
Les grands singes : orangs-outans, gorilles et chimpanzés. Les volontaires de l’étude menée par Michel Raymond, de l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier, et le Muséum national d’histoire naturelle dirigeaient même davantage d’empathie et de compassion vers l’orang-outan que vers l’homme, qui faisait pourtant partie des espèces présentées sur les photographies.
Pourquoi ressent-on moins de compassion pour une tique que pour un écureuil ?
D’après les travaux présentés dans l’épisode, c’est la distance évolutive qui nous sépare d’un organisme qui détermine notre empathie. Une espèce proche partage avec nous des caractéristiques, notamment physiques, héritées d’une évolution commune : on y reconnaît plus facilement un alter ego. La tique, très éloignée, bat tous les records négatifs de l’étude.
#126 : A l’école on parle du changement climatique, pourquoi ? [ LUM LU JUNIOR ]
23 Juil
#125 : Inondations : les assureurs submergés
14 Juil
#124 : Banques en vert et contre tous
7 Juil
#123 : “A Paris, qui habite à côté du périph ?”
30 Juin
#122 : Les vignes à sec
23 Juin
#121 : Coup de chaud sur la piste
16 Juin
#120 : Le tribut de l’Afrique
9 Juin
#119 : Pour vivre vieux, vivons au frais
2 Juin
#118 : Arbovirus : une piqûre de rappel
27 Mai
#117 : Note salée pour les océans
19 Mai
#116 : Mésanges urbi et orbi
12 Mai
#115 : Sous-bois sous surveillance
5 Mai
#134 : Pollution plastique : l’angle mort du bilan carbone
26 Oct
Réparer les visages, reconstruire des vies
20 Oct
#133 : Des déchets nucléaires au fond de la mer
8 Oct
St Drezery, Le Colombiou de Drazeli
6 Oct
Vendargues, l’Eldorado des plateaux
6 Oct
Clapiers, l’écrin des pins
6 Oct
#132 : Vendanges prochaines
24 Sep
#131 : Education verte, éducation de demain
10 Sep
Un voyage au cœur de la musique traditionnelle occitane avec Aimé Bress
16 Juil
Un voyage au cœur de la musique traditionnelle occitane avec Aimé Bress
16 Juil
Rodez
7 Juil
Juvignac
7 Juil

