
Missan, jeune rappeur du centre-ville de Marseille, est l'invité d'Ils font Marseille. Né en 2002, il rappe depuis ses neuf ou dix ans et a collaboré avec Jul, Naps ou Kofs. Il raconte ses premiers textes écrits sur un cahier de brouillon, les ateliers d'écriture de la rue d'Aubagne, le choix de monter son propre label, et ces tournages de clips dans la rue qui rassemblent les jeunes qui le suivent. Pour lui, le rap est aussi un métier d'image.
Du cahier de brouillon au label indépendant
Dans Ils font Marseille, le rappeur Missan, né en 2002 et originaire du centre-ville de Marseille, retrace son parcours. Il a commencé à écrire très jeune, puis a fait ses premiers freestyles dans des ateliers d’écriture d’une association de la rue d’Aubagne, entouré de plus grands que lui. Après des années à rapper « seul, dans mon coin », il a fondé son propre label indépendant avec sa grande sœur et des associés. Ses quatre premiers EP ont été coproduits avec un label parisien, puis il a repris la main. À Marseille, explique-t-il, les structures et les moyens manquent, et ce choix relevait du besoin plus que de la conviction. Il décrit une équipe faite d’amis d’enfance, d’un vidéaste qui l’accompagne depuis trois ou quatre ans, d’ingénieurs du son et de compositeurs. Il parle de la solidarité entre rappeurs marseillais : Kofs, qu’il ne connaissait pas personnellement, a accepté tout de suite de collaborer. Pour lui, le rap est « un métier de paraître » et d’image : les jeunes regardent les rappeurs comme des exemples.
Il revient enfin sur ses tournages de clips en pleine rue, devenus des rendez-vous, et sur un titre consacré à Marseille la nuit, qu’il n’aimait pas au départ et que TikTok a fait décoller.
Pour aller plus loin
Les références de l’épisode
- Jul, Naps, Kofs : rappeurs marseillais avec qui Missan a collaboré.
- Soprano : l’un des premiers rappeurs qui l’ont marqué enfant.
- Rue d’Aubagne : rue du centre-ville où il a suivi ses premiers ateliers d’écriture.
- Place de l’Opéra : lieu de son premier rendez-vous de tournage avec ses fans, près du Vieux-Port.
- MTP : groupe de supporters marseillais qui l’aide à encadrer ses tournages de rue.
- TikTok : réseau sur lequel l’un de ses titres sur Marseille la nuit a pris son envol.
Au fil de l’épisode
- 00:00:19 : présentation et premiers rappeurs qui l’ont marqué
- 00:01:06 : la découverte du rap plus ancien
- 00:01:34 : les premiers textes écrits sur un cahier
- 00:02:15 : les premiers freestyles en atelier d’écriture, rue d’Aubagne
- 00:02:57 : la création de son label indépendant
- 00:03:17 : pourquoi rester indépendant à Marseille
- 00:04:25 : quatre EP coproduits avec un label parisien
- 00:05:46 : le soutien du milieu marseillais
- 00:06:49 : une équipe d’amis d’enfance, comme une petite entreprise
- 00:08:23 : bien s’entourer, une leçon de dix ans de rap en solitaire
- 00:08:48 : la solidarité entre rappeurs marseillais
- 00:10:44 : les collaborations avec Jul et Naps
- 00:11:11 : le rap, un métier d’image
- 00:12:01 : ce que Marseille a fait de sa musique
- 00:12:30 : les tournages de clips dans la rue avec les jeunes
- 00:14:50 : le projet sorti le 23 janvier
- 00:15:41 : le titre qu’il retient, un son sur Marseille la nuit
- 00:17:24 : le rôle de TikTok dans son succès
- 00:17:45 : la suite, entre studio et nouveaux titres
FAQ
Qui est Missan ?
Missan est un rappeur du centre-ville de Marseille, né en 2002. Il rappe depuis ses neuf ou dix ans, a fondé son propre label indépendant et a collaboré avec Jul, Naps ou Kofs. Dans Ils font Marseille, il se présente comme un artiste qui a « faim encore comme il y a dix ans ».
Pourquoi Missan a-t-il choisi de rester indépendant ?
Selon Missan, c’était un choix de besoin plutôt que de principe. À Marseille, les structures et les moyens manquent, et aucune maison de disques ne se proposait. Après quatre EP coproduits avec un label parisien, il a repris la main avec son propre label, monté avec sa grande sœur et des associés.
Comment se passent les tournages de clips de Missan dans les rues de Marseille ?
Missan invite les jeunes qui le suivent à le rejoindre, comme lors d’un premier rendez-vous place de l’Opéra où il distribuait des t-shirts. Des membres de groupes de supporters, notamment les MTP, l’aident à encadrer ces tournages. Il insiste : pas d’armes dans ses clips, et tout s’est toujours bien passé.
Pourquoi Missan dit-il que le rap est un métier d’image ?
Pour Missan, les jeunes regardent leurs rappeurs préférés comme lui regardait les footballeurs enfant, et veulent leur ressembler. Il estime que les rappeurs marseillais, déjà mal vus, doivent être carrés. Il juge aussi indispensable de s’adapter aux réseaux sociaux, TikTok ayant fait décoller l’un de ses titres.
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