
Dans LUM lu, le podcast qui met en voix les articles de LUM, la revue Science et Société de l'Université de Montpellier, cet épisode porte sur une question simple en apparence : qu'est-ce qu'une espèce rare ? Une étude menée au Centre de synthèse et d'analyse sur la biodiversité propose de ne plus s'en tenir au nombre d'individus ou à l'aire de répartition, mais de regarder le rôle que joue chaque espèce dans son écosystème. Le notou de Nouvelle-Calédonie en donne l'exemple : sans lui, les graines du pandanus ne seraient plus dispersées.
Le notou, une espèce qu’aucune autre ne remplace
Cet épisode de LUM lu met en voix un article du magazine LUM de l’Université de Montpellier consacré à la rareté écologique des espèces. Il part du notou, le carpophage géant de Nouvelle-Calédonie, seul oiseau capable d’avaler les gros fruits du pandanus et d’en disperser les graines. Nicolas Loiseau et Nicolas Mouquet, co-auteurs d’une étude financée au CESAB par la Fondation pour la recherche sur la biodiversité et EDF, ont analysé près de 15 000 mammifères terrestres et oiseaux. Ils montrent que les espèces aux traits fonctionnels originaux, concentrées dans les tropiques et les îles, sont plus menacées par le réchauffement climatique et moins bien protégées que les autres.
Pour aller plus loin
- L’article « Chères espèces rares » sur le site de l’Université de Montpellier
- Tous les articles des magazines LUM
FAQ
Qu’est-ce qu’une espèce écologiquement rare ?
Selon les chercheurs cités dans l’épisode, c’est une espèce dont la combinaison de traits fonctionnels est originale : son habitat au sol ou dans la canopée, son activité diurne ou nocturne, son régime alimentaire. Si elle disparaît, aucune autre espèce ne remplit sa fonction, contrairement à une espèce dite redondante, dont le rôle peut être tenu par d’autres.
Pourquoi ces espèces sont-elles plus menacées ?
Les modélisations réalisées par l’équipe à l’horizon 2050 à 2080, sur la base des scénarios du GIEC, montrent un impact plus fort du changement climatique sur ces espèces, avec des pertes d’aire de distribution de plus de 50 % pour certains oiseaux. Elles sont en outre, selon les chercheurs, moins protégées que les autres, y compris dans les zones déjà protégées.
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