
Dans Le Parler provençal, billet d'humeur diffusé sur ICI, le linguiste et universitaire Médéric Gasquet-Cyrus consacre sa chronique de toponymie au Vallon des Auffes, à Marseille. Derrière ce nom de petit port de pêche se cache une plante, le sparte, et tout un métier : celui des artisans qui en tiraient cordages, nattes et cabas. Il raconte comment leur installation au bord du vallon, au XVIIIe siècle, a fixé le nom du lieu.
Le vallon qui doit son nom à une plante
Dans sa chronique de toponymie du Parler provençal, sur ICI, le linguiste Médéric Gasquet-Cyrus explique l’origine du nom du Vallon des Auffes, port de pêche situé sous la corniche, à Marseille. En provençal, l’« auffe » désigne une plante herbacée, le sparte, dont les feuilles servent à la sparterie : nattes, cabas, chapeaux, mais aussi cordages et cordelettes pour la pêche. Il s’appuie sur Le français de Marseille d’Auguste Brun (1931) et rappelle qu’au XVIIe siècle une rue des ouvriers de l’auffe existait dans le quartier de la Blanquerie. Le vallon, connu auparavant sous d’autres noms, serait devenu le Vallon des Auffes vers 1750, quand ces artisans ont quitté la Blanquerie pour s’installer au bord de ce petit port.
Pour aller plus loin
FAQ
D’où vient le nom du Vallon des Auffes à Marseille ?
Selon le linguiste Médéric Gasquet-Cyrus, le nom vient de l’« auffe », mot provençal désignant le sparte, une plante dont les fibres servaient à fabriquer nattes, cabas et cordages. Le vallon aurait pris ce nom vers 1750, quand les ouvriers qui travaillaient l’auffe se sont installés dans ce petit port de pêche.
Qu’est-ce que l’auffe en provençal ?
L’auffe est une plante herbacée de la Méditerranée, le sparte, dont les feuilles servent à la sparterie : des objets en fibres végétales comme les nattes, les cabas ou les chapeaux, et des pièces plus solides comme les cordages et les filins utilisés pour la pêche, explique le chroniqueur.
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